3 mars 2021

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20 ANS DE PRISON, PEINE MAXIMALE POUR UNE PREMIÈRE CONDAMNATION : LE CRIME DU JUGE

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20 ans de prison infligée à un papa de 61 ans, c’est l’équivalent de la peine de mort. L’Etat devient l’assassin de ses propres fils. Que les juges en appel nous réforment cette peine.

Congolaises et congolais, chers compatriotes,

Pour ceux qui l’ignorent, l’institution carcérale, dans sa dimension moderne, donne double connotations à la prison: un lieu de châtiment, mais aussi un cadre pédagogique pour le reclassement dans la société d’un détenu. Que deviendrait un détenu dans la société, une fois sa peine purgée ? Une des missions de la prison est de travailler pour sa réinsertion dans la société. L’administration pénitentiaire a-t-elle les moyens des telles prétentions ?

Tout d’abord, faisons observer que la privation de liberté n’est pas la seule sanction retenue par le législateur pour les personnes condamnées. Plusieurs autres peines alternatives à la détention existent comme châtiment dans notre code pénal: le placement à l’extérieur, la résidence surveillée… Son application permettrait le désengorgement de nos prisons. Ensuite, la peine maximale est rarement appliquée pour une première condamnation ou pour un dossier qui présente une insuffisance des preuves. Enfin, c’est connu de tous que le doute profite à l’accusé.

QU’EN EST-IL DU DOSSIER Vital KAMERHE ?

L’Etat de droit n’a pas besoin des martyrs. Il ne cherche pas d’exemple non plus, comme ayssi il ne se résume pas que sur le volet judiciaire. Dois-je rappeler ici que le procès de Jésus Christ a violé le principe d’un Etat de droit? Pilate qui était convaincu de son innocence a lavé ses mains, pour le soumettre à la vindicte populaire. Dans son cas, c’est sans conteste que le juge a commis un crime.

Pour le dossier Vital KAMERHE les faits de la cause nous parlent d’un détournement. Une grave infraction qui exige la charge des preuves. Mais en lisant les minutes du jugement de son dossier, on a l’impression que sa lourde condamnation n’est fondée que sur l’intime conviction du juge. S’est-il mal défendu ou que les pièces versées à sa charge étaient suffisantes pour mériter une telle sanction ? En tout cas, ce que nous avons suivi à la télévision laisse transparaître une enquête ratée.

  1. Aucune commission rogatoire internationale pour vérifier les mouvements de fonds de Jammal
  2. Aucun contact pris avec le fournisseur de monsieur Jammal pour vérifier la structure des prix.
  3. L’enquête n’a pas permis d’établir un lien de cause à effet entre les fonds perçus par Jammal (57 millions) et l’usage d’une partie de ces fonds par Vital KAMERHE.

Interrogé une fois par la presse, le grand acquittateur français, maître Eric DUPONT MORETTI, devenu ministre de la justice, a expliqué que les ratés de certaines enquêtes conduisent à l’acquittement des personnes mises en cause, en vertu du principe selon lequel le doute profite à l’accusé. Comme citoyen, je ne comprends pas qu’une peine maximale soit appliquée sur un prévenu au-delà de tout doute raisonnable. Libérez-nous Vital KAMERHE

Pour revenir à la notion du châtiment, la RDC doit revoir ses notes. Que les législateurs s’en saisissent.

  1. Les peines proposées par notre code pénal sont très lourdes. Par analogie, en France, la peine encourue pour des faits similaires à ceux reprochés à Vital KAMERHE est de 5 ans d’emprisonnement. Elle peut aller jusqu’à 10 ans, en cas de récidive légale ou si les faits de la cause sont commis en bande organisée
  2. Les conditions des gardes-à-vues et des détentions ne respectent pas les droits élémentaires des détenus. Et la liste peut continuer…Mais par dessus tout, nous avons TOTALEMENT échoué dans le volet PÉDAGOGIE. Ceci me rappelle cette assertion dans le film BLOW: je suis entré en prison docteur en marijuana et j’en suis sorti docteur en cocaïne. La prison en RDC est devenue l’école du crime. Il est temps de repenser notre politique pénale.

Tout compte fait, le peuple pour qui la justice est rendue en son nom reclame la libération de Vital KAMERHE. La dernière mobilisation de la jeunesse de son parti valide mon argument

L’humble et serviable Papy TAMBA.
Du FCC, mais compatissant pour Vital KAMERHE, le pacificateur jusqu’au bout.
Je salue ma sœur NE KONGO, maman Amida SHATUR

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