28 février 2021

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Affaire Kamerhe : le « procès des 100 jours » met en lumière une véritable guerre des clans

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Entre les petites phrases sibyllines lâchées au détour d’une réponse aux questions des juges et les joutes frontales qui opposent accusés et témoins, le « procès des 100 jours » est devenu le théâtre de règlements de comptes entre membres du cabinet de Félix Tshisekedi.

Chaque jour un peu plus, le procès de Vital Kamerhe, soupçonné avec ses co-accusés d’avoir détourné plus de 50 millions de dollars de fonds destinés au Programme des 100 jours, révèle les tiraillements à l’œuvre au sein même du cabinet du chef de l’État.

Les audiences – qui reprennent ce jeudi 11 juin à la prison de Makala – dont les Congolais suivent avec avidité les moindres échanges retransmis en direct sur la RTNC sont devenues le théâtre d’un combat à ciel ouvert entre deux clans : celui constitué par les hommes du président Félix Tshisekedi d’un côté et, de l’autre, celui conduit par son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, désormais sur le banc des accusés.

Marcelin Bilomba, le conseiller principal du chef de l’État chargé de l’économie et des finances, a été particulièrement virulent à l’encontre de Kamerhe, s’attaquant directement à sa ligne de défense. « Il y a eu détournement intellectuel dans le programme des 100 jours. On utilise abusivement le nom du chef de l’État, et je ne suis pas d’accord avec cela », a-t-il affirmé lors de son audition, le 4 juin.

Dysfonctionnements

Le président congolais, Félix Tshisekedi, et son directeur de cabinet, Vital Kamerhe, lors d'une visite officielle le 2 septembre 2019.

En juillet 2019, c’est lui qui avait été à l’origine d’une enquête de l’Inspection générale des finances sur la disparition de 15 millions de dollars – dans le cadre de la compensation des sociétés pétrolières consécutif au gel des prix à la pompe en 2017. Une affaire au centre de laquelle, déjà, apparaissait le nom de Vital Kamerhe.

Cette fois, Marcelin Bilomba, qui a ôté son masque de protection le temps de lancer ses piques, n’a pas hésité à pointer de profonds dysfonctionnements au sein du cabinet présidentiel.

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