7 mars 2021

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Communiqué de presse Procès des 100 jours – verdict du 20 juin 2020

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Sans surprise, Vital Kamerhe a été condamné par le Tribunal de grande instance de Kinshasa/Gombe à 20 ans de travaux forcés, outre des peines accessoires, dont l’interdiction d’accéder à tout mandat public, pendant les 10 années qui suivront la fin de sa peine de privation de liberté. Donc 30 ans d’exclusion de la vie politique du pays.

Telle était l’issue fatale obligée, d’une procédure expéditive, diffusée en direct à la télévision, sans que jamais ni lui, ni ses avocats, n’aient pu ni consulter le dossier ni, a fortiori, discuter les éléments de preuve rassemblés contre lui. On remarquera que la condamnation ne se fonde sur aucune pièce (instructions écrites données ou flux bancaires exécutés) et se contredit en soutenant qu’il aurait pu détourner de l’argent public alors qu’il n’était ni ordonnateur ni comptable de la dépense publique.

Un tel simulacre de procès n’est pas admissible dans le cadre d’un grand pays tel que la République Démocratique du Congo. 

C’est pourquoi Vital Kamerhe exercera toutes les voies de recours possibles : en République démocratique du Congo, devant les cours régionales africaines et devant les Nations Unies, qu’il a d’ores et déjà saisies – car il a confiance : au sursaut de conscience des juges congolais d’appel, au recours des juridictions internationales, et au contrôle de la communauté juridique internationale (les Nations Unies sont d’ores et déjà saisies à Genève), laquelle dépêchera des observateurs sur place lors des suites de ce premier procès caricatural. 

Par ailleurs, il s’en remet à l’opinion publique – à la population congolaise, aux hommes et aux femmes qui le soutiennent et à qui il jure son innocence – pour qu’elle dénonce un tel détournement de la justice à des fins politiques d’exclusion pure et simple des élections à venir… pendant les 30 prochaines années de la vie démocratique de la RDC.

Enfin, au milieu du gué de cette procédure dramatique, il a une pensée pour le juge Raphaël Yanyi décédé au cours de l’audience, dont les causes de la mort sont aussi contradictoires d’incompréhensibles, ainsi qu’il en résulte de la présentation qui en est faite par les autorités congolaises elles-mêmes. 

Bâtonnier Pierre Olivier Sur, 

au côté du collectif des avocats congolais de Vital Kamerhe

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