28 janvier 2021

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Denrées alimentaires: les prix galopent sur les marchés de Bukavu

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Le prix des denrées alimentaires  prend de l’ascenseur du jour au lendemain dans la ville de Bukavu. Les ménagères se plaignent et ont du mal à s’approvisionner  dans plusieurs marchés de la ville.

Un sac de farine de maïs «ordinaire » se négocie à 16 dollars américains alors qu’il coûtait 10 dollars américain au mois de Septembre et  12 dollars au mois d’Octobre et 13 dollars en novembre et décembre.

Le prix de la farine de maïs semoule s’élève à 20 dollars américains alors qu’en octobre dernier, il s’achetait à 15 dollars.

Un sac de braise coûte désormais 27 dollars américain alors qu’il valait 20 dollars deux mois plus tôt. Pour le haricot mélangé, un sac de 25 Kilogrammes coûte 25 dollars alors qu’il se négociait à 18 et 20 dollars en octobre dernier

Les vendeurs se plaignent de la rareté des clients et les acheteurs de la flambée de prix. Est-ce que c’est l’instabilité du taux dollar américain qui en est la cause?

« Non» rétorque Furaha Bulonza, vendeuse détaillant des produits de première nécessité au marché de Nyawera.

Elle explique que ce sont des vendeurs grossistes qui ont haussé le prix. Furaha renseigne qu’elles ont toujours acheté auprès de fournisseurs sen monnaie étrangère (le dollar Américain) et ne sait pas expliquer ce phénomène parce que le prix augmente en dollar et franc congolais.

« Je ne sais pas comment je peux t’expliquer cette montée des prix. Pour moi, ce n’est pas à cause du taux de dollar car nous achetons les marchandises en dollars chez les grossistes. Au Rwanda par exemple où nous achetons la farine de maïs semoule, un sac de 25 Kgs arrive à Bukavu au prix de 19 dollars. Parce qu’on achète à 18,5 et on paie le transport de 0,5 dollar. Ici, nous payons le loyer de dépôt et la taxe. Voilà pourquoi nous vendons à 20 dollars un sac de farine de Maïs Semoule. Pour d’autres produits, c’est la même chose»  explique-t-elle au reporter de Laprunelleverte.info.

Pourtant, les revenus n’ont pas changé

De l’autre côté dans les ménages, les femmes ne savent plus comment partager à manger entre les membres de la famille. Visiblement, les visiteurs improvisés n’auront plus droit à une boule de patte  comme dans les habitudes de la population Africaine.

«Il y a peu, avec 100 dollars je faisais le stock dans ma maison. J’achetais la farine, le braise, le haricot, l’huile, le riz …..Et je pouvais partager avec les membres de la famille, voisins et mon stock va durer. Mais pour l’instant, il est difficile de le faire. J’ai du mal m’acheter tous ces produits à la maison car mon salaire et celui de mon mari ne sont plus suffisants. Le prix a galopé mais  le salaire reste le même. Avec toutes les charges familiales, il y a de quoi se plaindre», déplore  Aimée Kinja de l’avenue pesage  au quartier Nyalukemeba à Bukavu.

Entretemps, la monnaie locale se dévalorise face aux monnaies étrangères. Le nouveau gouvernement congolais a du pain sur la planche car le social du peuple congolais  figure parmi les priorités du chef de l’État. Et Félix Tshisekedi est très attendu sur ce point !

Avec Jambo RDC/Notabilitecd

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