11 avril 2021

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Groupes armés

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AFRC

Charles Bokande est devenu un acteur armé important dans le nord du territoire de Rutshuru en 2014, attirant le soutien et les recrues de la communauté Nande. Ancien combattant des Mai-Mai Jackson et plus tard des Mai-Mai Shetani-FPC de Kakule Muhima, Charles a développé des rackets efficaces le long de la rive sud du lac Edward, en taxant les rentables camps de pêche.

Son influence s’est étendue à Nyamilima et au poste frontière d’Ishasha à la frontière avec l’Ouganda. Sous la direction de Charles, le groupe est également connu sous le nom d’Alliance des forces armées de résistants patriotes Mai-Mai (AFARPM). Alors que Charles prétendaitprotéger la population Nande de Rutshuru contre les groupes armés rwandophones, les FARDC, et les rangers du parc national des Virunga, le groupe s’est aussi fréquemment livré à des enlèvements et au commerce transfrontalier illégal.

Après la mort de Bokande, l’AFARPM a été dirigée par « Je t’aime » avant de se scinder en AFRC sous la direction de Karuho et en desfactions plus petites.

Nyatura-APRDC

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Bien que de nombreux Nyatura opèrent de manière indépendante, certains se sont engagés dans des coalitions négociées par des hommes politiquesou les FDLR ou négociées localement. En 2020, plus de dix factions Nyatura étaient actives.

Certains groupes Nyatura font également partie de coalitions plus larges, bien que mal définies, dont l’Alliance des Patriotes pour la restauration de la démocratie au Congo (APRDC), dirigée par l’avocat Benjamin Ndikuyeze Bigirabagabo. Elle collabore étroitement avec l’APCLS de Janvier Karairi et le CMC et aurait adhéré à une nouvelle coalition appelée Abazungu.

Mazembe-APASIKO

Le Mazembe-APASIKO est un groupe qui recrute principalement en territoire de Lubero et est maintenant basé à Mambingi, à l’ouest de Kalunguta. Le chef du groupe est David Kiboko, petit-fils de Fabien Mudoghu, l’ancien chef du Front de Résistance Populaire de Lubwe-Rwenzori (FRPL-R). Il a été formé par Kyandenga. Kiboko a été fonctionnaire coutumier de 2003 à 2012 avant de rejoindre Jules Vwiranda dans les Mai-Mai Kasithu.

Il a créé ce nouveau groupe avec Kishya en 2019, après la mort de Vwiranda. Les APASIKO comptent environ 120 éléments parmi lesquels d’anciens Mai-Mai Nzirunga issus des Kasindiens d’autrefois. Alphonse Nzirunga est un ancien combattant de Fabien Mudoghu. En septembre 2016, son ancien mouvement, les Mai-Mai Nzirunga, se sont alliés aux Mai-Mai Corps du Christ et se sontdéployés à Kabasha, avant de s’installer à Kalau (à l’est de Beni) et dans la chefferie Bashu d’où est originaire Nzirunga.

Depuis juin 2017, les Mai-Mai Nzirunga sont basés près de Kyavinyonge et opèrent de manière relativement indépendante des autres groupes armés, malgré une collaboration antérieure avec l’ex-Mai-Mai Muhima et un groupe Mai-Mai dirigé par Jackson Muhukambuto. Certains combattants Mai-Mai Nzirunga se sont récemment fait appeler Mai-Mai Malaika (« ange » en swahili) ; jusqu’en 2020, Nzirunga lui-même a dirigé le groupe Mai-Mai Mandefu. Ils ne sont pas liés aux Mai-Mai Malaika dirigés par She Assani dans les territoires de Fizi et Shabunda.

APCLS

Créé en 2010 à partir d’une des trois ailes des Patriotes résistants congolais (PARECO), l’APCLS s’est imposé comme l’un des principaux groupes Mai-Mai de l’est du Congo. Sous le commandement du général autoproclamé Janvier Karairi, l’APCLS maintient des bastions dans le nord-ouest du territoire de Masisi, projetant son influence vers Kitchanga et la cité de Masisi.

Prétendant défendre les intérêts de la population hunde, l’APCLS s’est engagée dans un large éventail d’alliances et de confrontations (souvent de courte durée) avec d’autres acteurs armés dans la région. Le NDC-Sheka et le M23 étaientles principaux ennemis de l’APCLS, tandis que les relations avec les FARDC et divers groupes Nyatura sont instables. L’APCLS a entretenudes relations cordiales avec les FDLR pendantde nombreuses années. Le groupe a fait preuve d’une grande résilience, même si sa sphère d’influence et ses effectifs ont considérablement fluctué.

En 2019, une scission majeure au sein de l’APCLS a entraîné la défection de Mapenzi Likuhe versleNDC-R, l’un des principaux ennemis de l’APCLS. Avec la désintégration du NDC-R au milieu de l’année 2020, l’APCLS se réaffirme lentement dans certaines parties du Masisi sous la direction de Janvier Karairi, ainsi qu’une faction indépendante plus petite dirigée par le « Colonel » Kambuzi aux intersections de Masisi et de Walikale.

AFP–Gutabara

Ce groupe, créé par Michel Rukundo Makanika après sa dernière défection de l’armée, rassemble des Banyamulenge de l’étranger (abakenya) et des hauts plateaux (connus sous le nom d’android).

Basé dans la région de Bijabo, le groupe AFP a rallié les Twigwaneho et certains membres des Gumino, et a pu organiser plusieurs opérations réussies contre des groupes Mai-Mai ainsi que contre les FARDC.

Le groupe est soupçonné d’entretenir des liens avec le Rwanda, bien que certaines sources suggèrent qu’il serait également en collaboration avec le RNC.

ADF

L’ADF est un groupe armé qui, à l’origine, est apparu en opposition au gouvernement ougandais avant de se transformer en un mouvement islamiste basé au Congo après la fusion avec laNational Army for the Liberation of Uganda (NALU) sous la direction de Jamil Mukulu.

Ces 15 dernières années, ses principaux camps ont été établisdans les Monts Rwenzori et la vallée de la Semuliki, en territoire de Beni. Les ADF sontune organisation secrète dotée d’une discipline interne stricte. Elle a des liens historiques étroits avec d’autres groupes armés de la région, notamment ceux dirigés par d’anciens membres du Rassemblement congolais pour la démocratie-Kisangani/Mouvement de libération (RCD-K/ML) de Mbusa Nyamwisi et des chefs coutumiers locaux, dont ceux des communautés Vuba et Pakombe.

En 2014, les FARDC ont lancé l’opération Sukola I contre l’ADF, ce qui a entraîné la destruction d’un grand nombre de ses camps et la mort de centaines de ses combattants et de ses partisans. En 2015, son chef Jamil Mukulu a été arrêté en Tanzanie et extradé vers l’Ouganda, laissant le groupe sous le commandement de Seka Musa Baluku.

Quoiqu’il n’y ait pas eu de scission importante au sein du groupe, ses unités opèrent de manière largement indépendante sur une vaste zone. Le groupe a été impliqué dans de nombreux massacres autour de Beni depuis fin 2013, souvent en collaboration avec des groupes armés locaux et des membres des FARDC. Leur force et leur structure actuelles sont mal définies.

Amka Jeshi

Amka Jeshi a émergé en mai 2020 d’un groupe de jeunes Nande basé à Kiwanja et dirigé par Kasereka Celestin. Il prétend défendre les Nande dans le nord de Rutshuru contre les FDLR et Nyatura et coopère avec les FARDC, en effectuant des patrouilles autour de Kiwanja.

CODECO–ALC

L’ALC est un groupe armé issu de la fragmentation de la milice CODECO suite à l’assassinat de l’ancien dirigeant Justin Ngudjolo en mars 2020 par les FARDC. Au cours de cette période, la CODECO s’est divisée et s’est transformée en plusieurs milices en raison de discordes internes et de l’ambition stratégique d’évoluer en nouvelles formations, d’échapper aux responsabilités de commandement et aux questions de redevabilité, mais aussi de se positionner afin de négocier avec le gouvernement congolais. Son commandant principal est Justin Gbesi, dit “Le Petit Loup de la Montagne.”

APRC

L’APRC est une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par Kambale Defao.

APR

L’APR est une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par Meso.

Biloze Bishambuke

Les Biloze Bishambuke sont une coalition décentralisée de milices locales des hauts plateaux du Sud-Kivu, dont les racines remontent à Mulumba en 1998. Elle est dirigée par Assani Mbokani. Récemment, ils se sont engagés dans des alliances tacites avec Mtetezi et le CNPSC. Ce groupe est étroitement allié aux groupes Bishake et Shoshi, parfois considérés comme faisant partie intégrante de Biloze.

CODECO–BTD

Le BTD est un groupe armé issu de la fragmentation de la milice CODECO suite à l’assassinat de l’ancien dirigeant Justin Ngudjolo en mars 2020 par les FARDC. Au cours de cette période, la CODECO s’est scindée en plusieurs milices en raison de discordes internes et de l’ambition stratégique d’évoluer en nouvelles formations, d’échapper aux responsabilités de commandement et aux questions de redevabilité, mais aussi de se positionner afin de négocier avec le gouvernement congolais.

Groupe JKK / CCCRD

Dirigé par Chimpanzé Hakizimwami, le groupe JKK a émergé en 2020 dans la région de Kalehe et compterait plus de 100 combattants. Il s’agirait d’une milice de soutien à l’ancien président Kabila. La direction du groupe n’est pas claire et il est parfois appelé CCCRD.

Nyatura CMC

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Si de nombreux groupes Nyatura opèrent de manière indépendante, certains ont formé des coalitions sous l’égide de politiciens ou des FDLR. Fin 2020, plus de dix factions Nyatura étaient actives. Certains groupes Nyatura font également partie de coalitions plus larges, bien que mal définies, dont l’Alliance des Patriotes pour la restauration de la démocratie au Congo (APRDC), dirigée par l’avocat Benjamin Ndikuyeze, et la Coalition des mouvements pour le changement (CMC), dirigée par Dominique Ndaruhutse et Jean-Claude Habyarimana, alias Jules Mulumba. Ces deux mouvements parapluies sont soupçonnés d’être apparus sous l’influence des dirigeants des FDLR.

Le CMC a vu le jour entre 2013 et 2014 suite aux tensions entre les factions Nyatura dirigées par Muchoma et Bapfakururimi, qui ont tous deux étés démobilisées par la suite. La zone d’influence de Domi se trouve dans le groupement de Bukombo, dans la chefferie Bwito, dans le sud du territoire de Rutshuru. Domi commande un certain nombre de groupes satellites, dont les factions ex-John Love et Niyonzimana à Rutshuru.

CNRD-Ubwiyunge

Sous le commandement du le colonel Wilson Irategeka, le CNRD s’est détaché des FDLR en mai 2016 après un désaccord de longue date sur des questions politiques, telles que le sort des réfugiés rwandais dans l’est du Congo. Le CNRD a repris toutes les unités des FDLR au Sud-Kivu. Au Nord-Kivu, la plupart des troupes sont restées avec les FDLR, bien que certaines se soient ralliées au CNRD. Les unités du FOCA et du CNRD se sont affrontésrégulièrement aprèsla formation du CNRD.

Le CNRD a d’abord assumé une position plus modérée que celle des FDLR, soutenant les négociations avec le gouvernement rwandais et exigeant le rapatriement immédiat des réfugiés rwandais. Cela a d’abord semblé jouer en sa faveur : divers groupes Nyatura et les FARDC ont soutenule CNRD contre les FDLR. Cependant, un peu plus d’un an après sa création, le vent a tourné et le soutien au CNRD semble avoir diminué.

Les autorités congolaises ont arrêté plusieurs des officiers supérieurs du CNRD, et le groupe a également subi une importante perte de territoire au Nord-Kivu et a souffert de ses affrontementsavec les FDLR, le CMC et le NDC-R. En 2019, les éléments du CNRD basés au Nord-Kivu ont tenté de rejoindre leurs homologues du Sud-Kivu. En réponse, certaines unités du Sud-Kivu se sont déplacées vers Kalehe, tandis que d’autres se sont retirées dans les zones de Hewa Bora/Kilembwe.

Lors de son regroupement à Kalehe, le CNRD a été confronté à des opérations conjointes de grande envergure menées par les FARDC et les RDF, qui ont abouti au démantèlement presque complet du groupe : plusieurs dirigeants ontété arrêtés outués, et Wilson adisparu lors des combats.

Busumba group

Autour de la localité Busumba, fief de Erasto Ntibaturana (un ancien allié du CNDP), une petite milice locale abriterait plusieurs anciens officiers et combattants du M23, dont les officiers Justin Gacheri, Pepe Erasto et Samuel Nsabimana. Tandis que ce groupe entretiendrait des relations cordiales avec certain Nyatura, les ex-M23 de Busumba ne semblent pas vraiment actifs en 2017.

FNL Nibizi

Dirigé par Shuti Baryanka, cette petite faction a fait scission du groupe FNL Nzabampema. Suite a la mort de Shuti, un certain Nibizi aurait pris le control de ce groupe basé dans les Moyens Plateaux du territoire d’Uvira. 

FAP

Le FAP est une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par Kasereka Ngesera.

Nyatura FPDH

Les combattants hutus ex-NDC-R dirigés par les commandants Sore et India se sont regroupés à la mi-2020 à Rumangabo pour former la FPDH, qui lutte contre d’autres groupes armés hutus, notamment le CMC.

FRPI

La FRPI, composé de jeunes Lendu Bindi, est un groupe armé en Ituri. Créé en 2002 à la suite de conflits communautaires entre les éleveurs Hema et les agriculteurs Lendu, il prétend défendre les intérêts communautaires des Lendu. Plusieurs négociations entre le gouvernement central et la FRPI ont échoué, mais un nouveau processus de désarmement est actuellement en cours, bien qu’il reste marqué par des tensions entre la FRPI et les FARDC.

CODECO-FCBC

Les FCBC sontun groupe armé issu de la fragmentation de la milice CODECO suite à l’assassinat de l’ancien dirigeant Justin Ngudjolo en mars 2020 par les FARDC. Au cours de cette période, la CODECO s’est scindée en plusieurs milices en raison de discordes internes et de l’ambition stratégique d’évoluer en nouvelles formations, d’échapper aux responsabilités de commandement et aux questions de redevabilité, mais aussi de se positionner afin de négocier avec le gouvernement congolais.

FDC-Guides

Ce groupe doit son nom au rôle de guides que ses membres ont joué pour les troupes rwandaises et congolaises lors de l’offensive lancée contre les FDLR en 2011. Le mouvement s’est rapidement transformé en groupe armé à part entière, prenant le nom de « Forces de défense du Congo » (FDC), dirigé par Butu Luanda, Charles Mbura et un autre commandant connu sous le nom de « Madragul ». Le mouvement, opérant avec un nombre relativement limité de combattants issus des communautés Tembo et Hunde, a d’abord été basé le long de la frontière entre les territoires de Masisi et de Walikale.

Vers 2013, une partie des Guides s’est séparée des FDC pour former le Mouvement acquis au changement (Guides-MAC), sous les ordres de Mbura ; cette scission aurait eu lieu en guise de protestation contre la coopération de Luanda avec la faction M23 de Bosco Ntaganda. Les factions de Mbura et de Luanda restent opérationnelles, s’impliquant dans l’exploitation minière près de Mahanga, en territoire de Masisi.

Nyatura Delta FDDH

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Le commandant de ce groupe, Delta Gashamare, était membre du groupe armé des Patriotes résistants congolais (PARECO) avant de créer un groupe Nyatura en 2012 dans la zone située au sud de la route Masisi-Nyabiondo, autour de Luke, Katoyi et Kazinga en territoire Masisi.

Ce groupe Nyatura se distingue par sa décentralisation, sans positions claires. Au début de l’année 2020, Delta s’est rendu avec un certain nombre de combattants, et en juillet, son successeur Manga a été tué par les FARDC. Néanmoins, le Nyatura Delta reste en veilledans une grande partie du secteur Katoyi.

FDLR-FOCA

La création des FDLR remonte à 2000, lorsque les ALiR I et II – les rébellions composées de troupes de l’ancienne armée rwandaise vaincue à la suite du génocide et de diverses milices affiliées – ont fusionné. L’impulsion pour le changement de nom était de mettre de côté leurs liensavec le génocide, dans lequel certains de ses dirigeants avaient été impliqués. Les FDLR sont la branche politique de l’organisation ; la branche armée est les Forces combattantes Abacunguzi (FOCA).

Atteignant le sommet de leur puissance militaire et économique au début des années 2000, les FDLR ont commencé à subir des défections, le RUD-Urunana et les FDLR-Soki se séparant. Il s’en est suivi une série d’opérations militaires anti-FDLR menées par l’armée congolaise, appelées Umoja Wetu et Amani Leo, bien que celles-ci aient souvent été entravées par la collusion entre les FDLR et les FARDC.

Les FDLR ont perdu un grand nombre de leurs principaux commandants à la suite d’une série de redditions, de captures et d’assassinats mais ont longtemps conservé le même leadership : le lieutenant général Sylvestre Mudacumura – recherché depuis 2012 par la Cour pénale internationale en vertu d’un mandat d’arrêt pour des crimes de guerre présumés commis dans l’est du Congo – pour la partie militaire et le major général Victor Byiringiro, pour sa branche politique,

En 2016, la plus importante scission interne des FDLR a conduit à la création d’une autre faction dissidente, le CNRD-Ubwiyunge. Depuis lors, les activités des FDLR se sont largement limitées à l’ouest de Rutshuru et au nord duterritoire de Masisi. Alors que les FDLR comptaient environ 6 500 combattants en 2008, les effectifs du groupe en 2020 étaient estimés entre 500 et 1 000 combattants. Le groupe a également perdu le contrôle de la plupart du territoire et des zones minières qu’il contrôlait auparavant. Une pénurie de munitions limite la capacité opérationnelle des FDLR.

Suite aux pressions militaires du NDC-R et des FARDC, ainsi qu’à la mort de Mudacumura en 2019, les effectifs des FDLR ont encore diminué. En 2020, le groupe, désormais dirigé par Omega et Gaby Ruhinda, a profité de la scission du NDC-R pour se rétablir lentement dans la région de Bwito avec l’aide de son principal allié, le CMC.

Mai-Mai Simba FDS

Depuis l’indépendance en 1960, le terme « Mai-Mai Simba » est utilisé pour désigner les groupes armés nationalistes. Divers groupes armés, liés par une vague réminiscence de l’idéologie des Mai-Mai mulelistes qui ont défié le gouvernement central dans les années 1960, revendiquent aujourd’hui cette dénomination.

En 2017, au moins trois groupes géographiquement discernables utilisaient l’étiquette « Simba » : dans le territoire de Bafwasende, province de Tshopo, dirigé par les successeurs de Paul Sadala (alias « Morgan »), qui sont connus sous les noms de Manu et Mangalibi ; dans le territoire de Walikale, province du Nord-Kivu, dirigé par Luc Yabili ; et dans le Maniema, dirigé par le général Mando Mazeri (les « Forces Divines Simba »).

Le groupe Forces divines Simba (FDS) est basé autour du parc national de la Maiko, au Maniema et au Nord-Kivu, et est dirigé par le général Mando Mazeri. Il est l’un des rares chefs de milice actifs au Congo ayant des liens directs avec la mobilisation des Simba dans les années 1960.

FNL

Les troupes du FNL étaient la branche armée du Front national de libération (FNL) qui est issue de certaines parties de l’ancien Parti burundais pour la libération du peuple hutu (PALIPEHUTU).

Il s’agit de la principale faction, dirigée par l’ancien officier de l’armée burundaise et général autoproclamé Aloys Nzabampema. Elle opère principalement en dehors de la plaine de la Ruzizi et des Moyens Plateaux du territoire d’Uvira, avec des incursions occasionnelles au Burundi. Nzabampema a été régulièrement accusé de recrutement d’enfants et son groupe est un acteur majeur en termes de vol de bétail dans la plaine de la Ruzizi.

Bien qu’il ne soit plus allié au FNL d’Agathon Rwasa au Burundi, ce groupe représentait la principale opposition armée contre le gouvernement burundais actuel jusqu’en 2016. Ce statut est aujourd’hui remis en question en raison de l’émergence de nouveaux groupes d’opposition burundais, des relations peu claires de Nzabampema avec l’armée burundaise et de la séparation de Shuti Baryanka (qui a été tué et remplacé par Nibizi) d’avec Nzabampema.

Mai-Mai Réunion (FPC)

Il s’agit d’un petit groupe Mai-Mai qui recrute dans la communauté bembe et qui est dirigé par le « colonel » Réunion wa Rusasa, un ancien commandant des milices de Mayele et de Bwasakala, devenu indépendant en 2017. Ce groupe est actif sur le Moyen Plateau qui surplombe Lusambo et Swima. Il est connu pour ses fréquentes embuscades sur la route entre Baraka et Uvira. Il a rejoint le CNPSC mais coopère également avec les Mai-Mai Mupekenya.

Nyatura FPPH

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

Les FFPH sont composées de restes d’anciens groupes Nyatura et de la scission antérieure des FDLR dirigée par Soki (tué par le M23) et Kasongo jusqu’en 2016. Opérant principalement à Binza, Rutshuru, le FPP-H se livre à des enlèvements et à de la taxation.

FOREBU/FPB

Créées en 2016 sous l’acronyme FOREBU (Forces républicaines du Burundi), les FPB représentent à l’heure actuelle la plus sérieuse tentative d’opposition armée au gouvernement burundais du Président Pierre Nkurunziza. Ce petit pays voisin, à l’est du Congo, est plongé dans une crise politique depuis avril 2015, quand Nkurunziza a annoncé qu’il briguerait un troisième mandat contesté, malgré la limite (de deux mandats) inscrite dans les accords d’Arusha de 2000. Des hauts responsables du parti au pouvoir, le Conseil national pour la défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (CNDD-FDD), ont fait défection et, en collaboration avec des membres de l’opposition et des dissidents issus des forces de sécurité, ont lancé une insurrection armée à partir de bases situées dans la province du Sud-Kivu. Parmi eux figuraient les FOREBU, créées autour d’un groupe d’officiers de l’armée insatisfaits et d’anciens alliés de Nkurunziza. Leurs bases actuelles dans l’est du Congo se trouvent sur les moyens plateaux d’Uvira et du territoire de Fizi, et le groupe opère aussi clandestinement au Burundi.

En août 2017, le groupe a changé de nom et d’équipe dirigeante suite à une lutte de pouvoir en son sein. Le général Jérémie Ntiranyibagira est désormais le dirigeant des FPB ; on ignore cependant s’il commande toutes les anciennes troupes FOREBU présentes dans l’est du Congo – certaines troupes fidèles au colonel Edouard Nshirimana opéreraient de manière indépendante. En octobre 2017, Ntiranyibagira et Nshirimana auraient été détenus par les services de renseignements burundais en Tanzanie.

Zaïre-FPAC

Le groupe armé Zaïre-FPAC est composé de membres de presque toutes les communautés du nord de l’Ituri (Hema, Alur, Nyali, Mambisa, Ndo-Okebo) et est apparu en réponse aux violences commises par la CODECO. Avec sa branche politique, connue sous le nom de P5 (à ne pas confondre avec l’opposition armée rwandaise), il vise à résister à la CODECO. Au départ, il s’agissait d’une milice d’autodéfense peu définie, mais le groupe est devenu plus formel depuis la mi-2020 et est soupçonné d’être soutenu par les principaux dirigeants politiques de l’Ituri.

FLEC/NG

Le FLEC/NG est une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par un commandant nomméLwanga.

FRPI

Le FRPI est basée en province de l’Ituri, mais il entretient des liens avec des groupes basés à la frontière avec le Nord-Kivu. Il s’agit de l’un des groupes armés les plus anciens dans l’est du Congo. Créé en 2002 par Germain Katanga, condamné par la Cour pénale internationale (CPI), ce groupe affirmait représenter les intérêts Lendu-Ngiti face à l’Union des patriotes congolais (UPC) de Bosco Ntaganda. Une fois la « guerre de l’Ituri » terminée en 2007, Baudouin Adirodhu et Justin Banaloki (alias Cobra Matata) ont pris la tête du groupe. Au fil des ans, celui-ci a à maintes reprises envisagé de s’intégrer aux FARDC, sans pour autant cesser d’opérer de manière autonome et de prendre part à des affrontements réguliers avec les FARDC et la MONUSCO.

Aujourd’hui, le FRPI est sérieusement affaibli. Cependant, sous les ordres du « colonel » Mbadhu, qui a pris la tête du mouvement après l’arrestation de Banaloki début 2015, il continue de se dérober à la démobilisation et a réussi à conserver le contrôle de différentes zones du territoire d’Irumu, où il prend part à des activités de taxation et d’exploitation minière illégales.

Mai-Mai Jackson FMP

En 2020, Jackson Muhukambuto, un vétéran de la rébellion et ancien commandant des FARDC, a créé une nouvelle milice dans le nord de Rutshuru et le sud de Lubero. Ayant rejoint et quitté les FARDCà de multiples reprises, Jackson dispose de solides réseaux dans l’armée et parmi les entrepreneurs armés Nande. Il a travaillé auparavant avec les Maï-Maï Charles Bokande et Shetani, mais a également collaboré avec l’armée pour combattre les FDLR.

Chini Ya Kilima–FPIC

Le FPIC est composé principalement des jeunes Bira et aurait des revendications politiques du fait que cette communauté ne fait pas partiedu gouvernement provincial de Jean Bamanisa. Il veut également récupérer les terres occupées par les Hema dans le territoire d’Irumu.

Mai-Mai Kabidon FPP/AP

Le FPP/AP est une faction Mazembe qui a quitté l’UPDI-Mazembe après que le NDC-Renové atenté d’incorporer l’ensemble du mouvement Mazembe. Il est l’aile Mazembe favorable à l’ancien dirigeant Mai-Mai Lafontaine.

Il est dirigé par les anciens adjoints de LafontaineKabidon Kasyano et Freddy. Elle recrute parmi les anciens groupes Mai-Mai, dont l’UPCP, Vivuya et plusieurs autres factions du Mazembe, et entretient des liens avec l’UPLC. En 2020, il est devenu l’un des groupes armés les plus puissants du Sud Lubero.

Nyatura GAV

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Les Volontaires sont composés d’anciens combattants des Nyatura duMouvement des résidents congolais pour un changement vital (MRCCV) et de la Force populaire pour l’unité des communautés congolaises (FPUCC), ainsi que d’anciens éléments du « Colonel » Kigingi.

Tout comme le groupe voisin Delta, les Volontaires sont très décentralisés mais opèrent principalement dans la région de Kibabi, près de Rubaya.

Groupe Mazout

Ce groupe a été fondé par Sensele alias Mazout en 2017, alors que la violence anti-Twa faisait rage. Il prétend protéger les Twa de Nyemba.

Gumino

Gumino (contraction de guma ino, « reste ici » en Kinyamulenge) est un terme générique qui désigne la dernière vague de mobilisation armée des Banyamulenges dans les Hauts Plateaux des territoires d’Uvira et de Fizi. Le terme serait apparu lorsque Makanika et Masunzu se sont brouillés au sujet de de leur rapprochement du Rwanda à la fin des années 1990, et que Makanika, Bisogo, Semahurungure, Nyamusaraba, Tawimbi et d’autres ont décidé de « rester ».

Alors que le Gumino s’est appuyé sur les groupes armés banyamulenge précédents, y compris l’ex-FRF et un groupe dirigé par le colonel Tawimbi, à partir de fin 2017, seuls quelques dirigeants banyamulenges ont joué un rôle important. Au cours des deux dernières années, le groupe a surtout lutté contre divers groupes Mai-Mai dans le nord de Fizi.

Après la mort de Semahurungure, Nyamusharaba Shaka reste le seul dirigeant, mais l’influence de Makanika serait en hausse, ce qui entraînerait un affaiblissement de la position anti-rwandaise des Gumino.

LD Mahinduzi

Basé autour de Ndolera, ce groupe est dirigé par Prosper Mahinduzi et a bénéficié par un vide suite aux assassinats de Pélican and Intervention, des anciens chefs « local défense ».

LD Mbilize

Ce groupe armé créé par un ancien du groupe Ndare Simba a été créé en 2012. Ils seraient maintenus par le Mwami Albert et Mr Mbabaro de Luvungi pour combler le vide sécuritaire dans la contrée. Ils se meuvent à Rupango, Kashita, Murama, Lubarika, Rutora, etc.

Local Defense Ngengwe

Basé autour de Mulenge, ce groupe est apparu en mi-2017. Il est dirigé par Ngengwe et collaborait fréquemment avec les FARDC déployés dans la zone en tant que positions avancées.  

LD Zone

Basé autour de Katonyera, ce groupe est dirigé par Zone et l‘un des différents « local défense » autour de la plaine de la Ruzizi. 

Mai-Mai Alaise

Ce groupe Mai-Mai est dirigé par « Alaise », un braconnier originaire de Kisangani. Créé en 2017, il pratique la taxation et le pillage à proximité des mines et des parcs et est proche de plusieurs factions Simba.

Mai-Mai Alida

Dirigé par Alonda Bita alias Alida, un ancien lieutenant de Yakutumba, ce groupe est apparu comme une faction Mai-Mai indépendante dans la région de Fizi, y compris la péninsule d’Ubwari, vers octobre 2020.

Mai-Mai Aochi

Il s’agit d’un groupe Mai-Mai basé dans l’ouest du territoire de Fizi qui recrute principalement dans la communauté Bembe. Il fait partie de la coalition du CNPSC. Aochi fait partie de l’éventail des anciens commandants Mai-Mai insatisfaits qui ont fait défection après le processus de « brassage » (intégration) entre 2007 et 2008. Il a travaillé avec Alunda et Kapopo et collabore actuellement avec Yakutumba et Mutetezi.

Mai-Mai Apa na Pale

Les Mai-Mai Apa na Pale sont dirigés par Mundusi, un ancien commandant dans l’AFDL et le RCD. Né en 1965, Mundusi est un Twa et a rejoint temporairement l’armée après l’accord de Sun City pendant le brassage. Mundusi a des liens familiaux lointains avec feu l’ancien ministre de la défense Mwando Nsimba.

Créé en 2014, le groupe s’est d’abord engagé dans l’exploitation minière dans la région de Nyunzu mais a également participé aux opérations de l’armée contre les Bakata Katanga vers 2015. Cet accord a aidé Mundusi à obtenir un accès aux armes et aux munitions pour son groupe, avec le soutien du colonel Kabezya Tango Four, qui a par la suite été suspendu.

Apa na Pale a évolué en 2017 avec la création du CNPSC et est devenu célèbre pour avoir tendu une embuscade aux casques bleus béninois de la MONUSCO à Nyunzu en 2017, ainsi qu’au général FARDC Philémon Yav à Fizi en 2019. Le mouvement est composé de Twa, Bembe, Babuyu et d’autres communautés.

Les tentatives de négociation de leur reddition, y compris par les autorités congolaises et l’ONU, ont jusqu’à présent échoué. Son groupe travaillerait en étroite collaboration avec la CNPSC et les Malaika et aurait une structure interne semblable à celle de l’armée, avec des unités et des grades bien définis.

Mai-Mai Barcelone

Dirigé par Mumbere Baraka Lolwako, fils de Lolwako Pokopoko, ce groupe est apparu en 2019 dans le nord du territoire de Beni. Baraka a été l’un des dirigeants des Mai-Mai Corps de Christ entre 2016 et 2017.

Mai-Mai Bishake

Ce groupe Mai-Mai est une scission du groupe dirigé par Ngalyabatu Mangala (l’ancien commandant adjoint des Mai-Mai Kapopo – qui se sont rendus en 2010 – et fils d’Alunda Ma’ucha -qui a démissionné en 2006). Il est allié au groupe Biloze Bishambuke et les deux partagent les mêmes objectifs.

Mai-Mai Brown

Dirigé par Omari Brown, ce groupe était une branche de la vaste coalition Mai-Mai Yakutumba dans la région de Fizi, au Sud-Kivu. Depuis 2020, il est en coalition avec les Mai-Mai Apa na Pale de Mundusi et opère dans l’est du territoire du Maniema.

Mai-Mai Buhirwha

Les Mai-Mai Buhirwa sont une scission du groupe de Mwenyemali. Mwenyemali est le dirigeant d’un groupe Mai-Mai Fuliiro éponyme qui opère principalement entre Mutarule et Lemera. Comme feu Karakara et Bede, il est régulièrement impliqué dans des raids contre lebétail. Comme d’anciens groupes dans la Plaine de la Ruzizi, Buhirwa se livre régulièrement à des embuscades.

Corps du Christ

Le groupe armé Corps du Christ a été formé en 2016 dans le cadre d’une nouvelle vague de mobilisation armée autour de la ville de Butembo, suite aux massacres perpétrés en territoire de Beni. S’appropriant le nom d’une secte chrétienne très ancienne basée au mont Carmel, ce groupe Maï-Maï a été formé sous la direction de David Maranatha, ancien membre de cette secte jusqu’alors pacifique. Le 15 octobre 2016, son groupe est entré dans la ville de Butembo, où il a ordonné qu’on lui remette des véhicules pour se rendre à Beni afin de défendre la population contre les massacres dans cette région. Le groupe a suscité une attention considérable, et plusieurs commandants Maï-Maï, notamment Baraka Lolwako Mumbere, un adolescent et fils du chef Maï-Maï historique Lolwako Pokopoko, ont rejoint le Corps du Christ. Le groupe a affronté les FARDC à plusieurs reprises, notamment en décembre 2016 à Butembo.

En janvier 2017, Kakolele Bwambale – ancien chef du RCD-K/ML de Mbusa Nyamwisi et commandant de l’armée visé par des sanctions de l’ONU – a déclaré sur Voice of America qu’il était le leader du groupe. À la mi-2017, les Corps du Christ avaient été repoussés vers des zones reculées des chefferies de Bashu et de Rwenzori. On ignore dans quelle mesure ce groupe reste opérationnel, même si certaines milices et certains groupes armés autour de Beni affirment être des alliés de ce mouvement.

Mai-Mai Dario

Dario Syaghuswa est un ancien collaborateur du Père Vincent Machozi, un ancien président du Kyaghanda Yira, tué à Vithungwe en mars 2016. Ce groupe exploite les griefs locaux relatifs au conflit foncier entre le Parc national des Virunga et les populations environnantes.

Mai-Mai Délégués

Les Délégués sont un ensemble de petites factions Maï-Maï dirigés par Musema, Mabishe, Mafikiri et Masabo. Basé sur les moyens plateaux de Kabunambo, ils opèrent de façon décentralisée après été apparus à l’issue de scissions et de successions d’autres groupes Maï-Maï.

Mai-Mai Éléments Katadaye

Le groupe Éléments trouve ses racines dans les Kata Katanga fondés par Gédéon Kyungu Mutanga en 2007. Ils représentent une partie bantoue de la mobilisation des Kata Katanga et s’organisent de manière informelle d’une chefferie à l’autre. En 2020, suite à la mobilisation des Twa et à l’assassinat du chef Mokimbo, les Éléments se sont formés autour Katadaye et d’autres combattants « bantous » pour riposter, avec le soutien des chefs coutumiers et des hommes politiques de Nyunzu. Le groupe collabore également avec les FARDC contre différents ailes PERCI.

Mai-Mai Éléments Mutono

Ce groupe est dirigé par Mutono Mukambila, un Tabwa (« Bantu ») du territoire de Moba. Entre 2016 et 2018, il est devenu un dirigeant clé de la milice bantoue combattant les PERCI, ayant précédemment servi dans les forces de défense locales en 2013 et 2015. Son groupe est devenu célèbre localement pour avoir attaqué Moba en 2017, ainsi que pour avoir tué le chef Kisimba Kabonde Kamale en 2018. Ces événements ont provoqué une forte réaction des FARDC, qui n’ont pas réussi à démanteler complètement le groupe de Mutono. Mutono lui-même a fui en Zambie via Pweto, mais son groupe est resté intact. Mutono serait en coopération avec les Fimbo na Fimbo de Bitonto, qui sont retournés dans la région de Moba.

Mai-Mai Fimbo na Fimbo

Le groupe Fimbo na Fimbo est dirigé par Bitonto et opère entre Kalemie et Moba, sur les rives du lac Tanganyika. Il s’agit d’une milice multiethnique d’environ 200 membres. Comme Apa na Pale, elle est bien structurée et compte dans ses rangs d’anciens membres des FARDC. En avril 2019, le groupe a perdu la plupart de ses combattants après une reddition massive de plus de 1 000 combattants. Il opère principalement dans la région de Moba.

Mai-Mai Ilunga

Les Mai-Mai Ilunga se sont séparés du groupe de Mushombe en 2018 pour rejoindre Biloze Bishambuke, mais ont fini par devenir un groupe autonome soutenu par Mtetezi et collaborant avec RED-Tabara et le FNL. Leur lutte était motivée par l’assassinat du chef Kawza à Kaniura par les Gumino.

MushombeMuganguzi est un commandant originairedu territoire d’Uvira qui a été actif au sein de groupes armés depuis les années 1990. Il a été démobilisé lorsque son ancien commandant, Rubaruba Zabuloni, a intégré les FARDC à la fin de la seconde guerre du Congo en 2003. Il a repris les armes vers 2005 pour contrer la mobilisation banyamulenge autour du « Groupe des 47 » et plus tard des FRF. Contrairement aux autres Mai-Mai du territoire d’Uvira, Mushombe a toujours été basé dans les Hauts Plateaux vers la forêt d’Itombwe et le territoire de Mwenga, à proximité de certaines positions FDLR (maintenant CNRD), ses alliés occasionnels

Mai-Mai Issa Mutoka

Ce groupe Mai-Mai, dirigé par Issa Mutoka, est un allié proche des Mai-Mai Mutetezi. Le groupe fait parti du réseau Mai-Mai Bembe plus large. Il a a été formé initialement par Ngalyabatu, et opère sur le territorie de Mwenga, dans l’Itombwe. 

Mai-Mai Karakara

Le fief des Maï-Maï Karakara, du nom de leur commandant, se trouve des deux côtés de la route reliant Kamanyola à Uvira, au niveau de Mutarule. Créé en 2013, ce groupe contrôlait les moyens plateaux situés au sud de Lemera, avant de devenir plus actif dans la plaine. Le massacre de Mutarule en 2014 – qui a fait plus que 30 victimes civiles – aurait été perpétré en réaction à des vols de bétail commis par les troupes de Karakara.

Mai-Mai Kashumba

Basé dans les Hauts Plateaux d’Uvira, Kashumba dirige un des groupes Mai-Mai de la plaine de la Ruzizi au Sud-Kivu. Kashumba est un ancien officier des groupes Nakabaka, Zabuloni et Fujo. Il a mis en place son propre groupe en 2018 afin de créer une unité de défense locale pour combattre le FNL au nom de l’armée avant de se brouiller avec les FARDC. Il est proche de son ancien collègue Mushombe.

Les Mai-Mai Kijangala sont apparus autour de Sange en réponse à l’intrusion des groupes armés burundais en RDC. Ayant commencé comme une force de défense locale, ils se sont transformés en alliés locaux de RED-Tabara avant de changer de camp et de collaborer avec l’armée burundaise et apparemment avec le CNRD.

Mai-Mai Kidjangala

Les Mai-Mai Kijangala sont apparus autour de Sange en réponse à l’intrusion des groupes armés burundais en RDC. Ayant commencé comme une force de défense locale, ils se sont transformés en alliés locaux de RED-Tabara avant de changer de camp et de collaborer avec l’armée burundaise et apparemment avec le CNRD.

Mai-Mai Kifuafua

Les Mai-Mai Kifuafua sont l’un des plus anciens groupes armés congolais. Créé en 2002 par le général autoproclamé Delphin Mbaenda, ce groupe trouve ses racines dans les différents mouvements armés de la communauté Tembo des années 1990. Son frère aîné, Damiano Mbaenda, a été l’un des premiers commandants degroupe armé Tembo, et a probablement commencé sa carrière vers 1993.

Delphin Mbaenda a hérité du groupe de son frère, traditionnellement basé dans le sud du Masisi et à Walikale, entre les villages de Hombo, Busurungi et Remeka. Malgré de nombreux conflits internes – qui ont produit des factions avec des dirigeants connus sous le nom de Shalio, Maachano et Limenzi Baeni – et les réunifications qui ont suivi, Delphin Mbaenda a réussi à maintenir son l’unité de son groupegrâce à un système d’imposition efficace et à une réticence à combattre des acteurs plus puissants, tels que les FARDC, les FDLR ou le CNDP.

En 2020, Delphin Mbaenda et ses alliés contrôlaient de vastes étendues de territoire dans les groupements Waloa-Loanda et Ufamando dans le sud des territoires de Walikale et Masisi. On estime que le groupe compte environ 300 combattants. Ses unités collaborent avec les autorités coutumières et la police d’État dans leur zone d’influence.

Mai-Mai Kifuafua Baeni-Limenzi

Les Maï-Maï Kifuafua sont l’un des plus anciens groupes armés congolais. Créé en 2002 par le général autoproclamé Delphin Mbaenda, ce groupe est né des différents mouvements armés lancés par la communauté Tembo depuis les années 1990. Son frère aîné, Damiano Mbaenda, était l’un des premiers commandants des groupes armés Tembo, ayant probablement démarré sa carrière autour de 1993.

Delphin Mbaenda a hérité du groupe armé de son frère, traditionnellement basé dans le sud des territoires de Masisi et de Walikale, entre les villages de Hombo, Busurungi et Remeka. Récemment, le groupe s’est éclaté en plusieurs factions. 

Limenzi, également appelé « Katabilalo » (« coupeur de ponts »), était l’un des principaux commandants de Delphin Mbaenda, avant de se séparer de ce groupe pour fonder son propre groupe en collaboration avec Baeni. Des tensions ont été signalées entre les commandants de ce nouveau groupe, qui est basé dans le groupement d’Ufamando, dans le sud du territoire de Masisi. 

Mai-Mai Kifuafua Maachano

Les Mai-Mai Kifuafua sont l’un des plus anciens groupes armés congolais. Créé en 2002 par le général autoproclamé Delphin Mbaenda, ce groupe a ses racines dans les différents mouvements armés de la communauté Tembo des années 1990. Son frère aîné, Damiano Mbaenda, a été l’un des premiers commandants du groupe armé Tembo, et a probablement commencé sa carrière vers 1993.

Delphin Mbaenda a hérité du groupe armé de son frère, basé dans le sud du Masisi et à Walikale, entre les villages de Hombo, Busurungi et Remeka. Maachano était un adjoint de Mbaenda mais a fait défection et a créé son propre groupe, basé dans le sud du territoire de Masisi dans le groupement Ufamando. Comme les autres groupes Kifuafua, il recrute dans la communauté Tembo.

Les autres commandants de ce groupe sont connus comme Bahati et Likuda. Le groupe de Maachano a été démobilisé et s’est rendu à Mubambiro en 2020, mais peu après, il est retourné dans son ancien fief.

Mai-Mai Kifuafua Shalio

Les Maï-Maï Kifuafua sont l’un des plus anciens groupes armés congolais. Créé en 2002 par le général autoproclamé Delphin Mbaenda, ce groupe est né des différents mouvements armés lancés par la communauté Tembo depuis les années 1990. Son frère aîné, Damiano Mbaenda, était l’un des premiers commandants des groupes armés Tembo, ayant probablement démarré sa carrière autour de 1993.

Delphin Mbaenda a hérité du groupe armé de son frère, traditionnellement basé dans le sud des territoires de Masisi et de Walikale, entre les villages de Hombo, Busurungi et Remeka. Récemment, le groupe s’est éclaté en plusieurs factions. 

Ce groupe est basé dans le groupement de Waloa-Loanda et est dirigé par Shabani Shalio. Il s’agit de la dernière faction dissidente à s’être séparée du groupe de Delphin Mbaenda. Il opère sur un territoire similaire, entraînant parfois des affrontements avec la faction bien plus puissante commandée par Mbaenda.

Mai-Mai Kihebe

Kihebe et Kidjangala ont co-géré le groupe Mai-Mai Délégués initié par Musema (aux arrêts depuis le 30 novembre 2017). Kihebe commanderait une cinquantaine de combattants, éparpillée dans les villages de Kihingan Ktala, Mugule, Bushajaga, Kitigalwa, Mulenge, Mushuba, Mubere, Kabere. les recrues proviendrait des groupes fidèles à Mwenyemali, Mbulu et kilolo.

Mai-Mai Kilolo

Ce groupe est une faction dissidente du FNL créé fin 2015 et est basé à Busumo sur la colline Mukuyu à Mubere. Il compte environs 200 hommes, essentiellement Burundais et peu de congolais. Il est commandé par Kilolo et Nibizi.

Mai-Mai Kirikicho

Dirigé par Kirikicho Mirimba Mwanamayi, c’est l’un des plus anciens groupes armés des Kivus. Impliqué dans les activités des groupes armés depuis 1992, Kirikicho est basé dans les collines entourant Ziralo, dans le territoire de Kalehe. Cette région a longtemps été le théâtre de tensions entre les communautés Tembo et Hutu.

Les Mai-Mai Kirikicho recrutent principalement dans la communauté Tembo, qu’ils prétendent défendre contre les milices Hutu et les prétendues invasions rwandaises, incluant les officiers rwandophones des FARDC. Au cours des cinq dernières années, le mouvement Kirikicho s’est souvent décrit comme Raia Mutomboki, car il a adopté des rituels magiques similaires pour immuniserses combattants contre les balles.

Il s’est engagé dans des alliances instables avec d’autres factions de Raia Mutomboki et les Mai-Mai Kifuafua, en particulier le groupe de Maachano. L’ancien commandant en second du groupe, dénommé Musole, a fait défection pour former une faction Raia Mutomboki près de Ziralo.

Mai-Mai Kithikyolo

Vital Kithikyolo est un ancien officier de l’APC (1999-2003) qui a par la suite rejoint les ADF. Après s’être démobilisé des ADF en 2009, il s’est installé à Kirivatha/Lume où il a créé un nouveau groupe armé, en collaboration avec le mouvement ADF, sous les ordres de Hood Lukwago et basé dans la vallée de la Semuliki, près de l’axe routier Beni-Kasindi. Les effectifs de son groupe ne sont pas connus.

Mai-Mai Kombi

Kambale Kombi est un ancien membre des FOLC et combattant Mazembe. Arrêté en 2016, il s’est évadé en juin 2017 de la prison Kangbayi et a rejoint Kyandenga, l’ancien officier FOLC. En août 2017, il a décidé de s’installer dans le secteur de Beni-Mbau, où il a créé son propre groupe armé avec 30 membres (appelé localement Maï-Maï Kombi, mais à ne pas confondre avec l’ex-URDC de Hilaire Kombi).

Mai-Mai Léopards

C’est à Muhola (30 km à l’ouest de Butembo) que le premier groupe Léopards a été créé en 2016, sous la direction de Kakule Endaniluhi. Il prétend lutter contre le gouvernement Kabila et l’infiltration rwandaise.

En août 2017, il a quitté la montagne Muhola pour s’installer dans le Graben. Un autre groupe a émergé sous l’autorité de Muthundo, un ancien membre du mouvement Mazembe, qui avait été arrêté et détenu àla prison de Beni.

Après son évasion de la prison de Kangbayi en juin 2017, il a rejoint le groupe Mai-Mai Nzirunga et a commencé à opérer à Kanyihunga. En septembre 2017, il s’est séparé de Nzirunga et a commencé à appeler son groupe d’environ 40 combattants Mai-Mai Léopards, comme le groupe Mai-Mai d’Endaniluhi basé à proximité.

Depuis 2019, une nouvelle faction de Léopards est apparue sous la direction des commandants Mutsuva Kikongo et Fabrice.

Mai-Mai Mahoro

Mahoro est un commandant de milice dont le groupe est basé en bordure des territoires d’Uvira et de Mwenga. Cela fait des décennies qu’il fait partie de groupes armées dans cette zone. Après s’être démobilisé suite à l’intégration de son commandant Baudouin Nakabaka dans les FARDC à la fin de la Seconde Guerre du Congo en 2003, il a repris les armes vers 2005 pour contrecarrer la mobilisation du « Groupe des 47 » leaders Banyamulenge, puis celle des FRF.

Mahoro entretient un lien de parenté par mariage avec Mushombe, le commandant des Maï-Maï Mushombe. Il s’est parfois allié à des unités CNRD locales. Fin 2017, Mahoro a été tué dans des circonstances indéterminées et on ignore quelles seront les répercussions de sa disparition sur le groupe.

Mai-Mai Makanaki

La majorité des anciens combattants Mai-Mai Fujo ont rejoint Makanaki lorsque leur ancien chef Fujo Zabuloni, le fils et successeur du feu chef Mai-Mai Zabuloni Rubaruba, a rejoint l’armée en 2015. Son groupe est basé dans les collines qui surplombent Uvira. Le père de Makanaki était un rebelle muleliste et son groupe est bien implanté à Uvira.

Mai-Mai Malaika

Il s’agit d’un groupe armé relativement nouveau basé dans les territoires du sud de Shabunda et du nord de Fizi et dans une partie de la province de Maniema. Il est dirigé par le cheikh Assani et lié aux dirigeants Raia Mutomboki et au CNPSC, dont Jean Musumbu. Au niveau local, elle est parfois appelée Raia Mutomboki Malaika. She, ou SheikhAssani, est originaire de Kabambare. Le groupe est fortement impliqué dans la résistance contre les opérations minières de Banro à Namoya et Salamabila. Après la mort d’Assani en 2020, son frère Kabala a pris la tête du groupe. Depuis 2018, une faction dissidente existerait au Maniema, sous commandement d’un certain « Souverain ».

Mai-Mai Mandefu

Les Mai-Mai Mandefu sont basés au nord-est de Mabalako. Avec des racines dans les mobilisations antérieures, dont le RNL de Lolwako Pokopoko dans les années 1990, ce groupe a émergé en 2019 sous la direction de Nzirunga et Aminata, anciens de l’UPLC. Nzirunga est de la même famille que Fabien Mudoghu, qui a dirigé le Mai-Mai Front de Résistance Populaire de Lubwe-Rwenzori (FRPL-R)dans les années 2000. Sous la pression des FARDC, le groupe a récemment déménagé ses bases de Mabalako, et Drago « Ougandais » est l’un de ses commandants principaux.

Mazembe

Nommé en référence au club de football le plus populaire du pays à Lubumbashi, les Maï-Maï Mazembe sont une milice d’auto-défense fortement fragmentée qui est apparue entre mi-2015 et début 2016 en réponse aux abus commis de longue date par les FDLR contre les communautés Nande et Kobo du sud des territoires de Lubero et de Walikale. Plusieurs milices Kobo et Nande sont apparues (notamment l’Union des patriotes pour la défense des innocents, UPDI) et se sont mises à attaquer des civils et des combattants Hutu, souvent avec le soutien du NDC-R.

En 2016, l’UPDI a été intégrée au sein du NDC-R, tandis que de nombreuses factions Maï-Maï Mazembe restent autonomes fin 2017. Il n’existe pas de coordination claire entre les groupes ; il arrive que certains se battent les uns avec les autres ; mais globalement, le mouvement est devenu de plus en plus hostile envers le NDC-R. En octobre 2017, les factions Mazembe contrôlaient une grande partie du sud du territoire de Lubero, les principales factions étant dirigées par Albert Kasheke, Kitete Bushu, un commandant du nom de « Kabido » et un autre commandant du nom de « Safari », ancien commandant de l’UPCP-Lafontaine.

Mai-Mai Mazimano

Mazimano est un commandant de milice locale faisant partie des individus qui ont profité de la disparition d’autres commandants Fuliiru. Son groupe opère autour de Lemera, plus ou moins dans une zone précédemment contrôlée par les forces de défense locale de Molière Mutulanyi qui, entre-temps, se sont démobilisées.

Mai-Mai Mbulu

Ce groupe, basé à l’est de la route Kamanyola-Uvira, a été forgé par Mbulu et Bigaya, qui étaient les commandants du groupe armé de feu Bede Rusagara. Les embuscades et vols de bétail caractérisent plus particulièrement leurs unités. Après que Bigaya est tombé malade, Mahugo aurait pris ses fonctions aux côtés de Mbulu.

Mai-Mai Muhima

Muhima avait le rang de colonel au sein des Maï-Maï Vurondo (mouvement également appelé RNL) de Lolwako Pokopoko. Suite aux efforts de démobilisation dans le cadre du « Programme Amani » en 2009, il s’est occupé de Baraka Lolwako (le fils de Lolwako) et sa mère. Membres de la famille de Lolwako Pokopoko, dont l’état de santé s’est dernièrement détérioré, ils détiendraient le pouvoir du dawa des anciens Maï-Maï Vurondo. En même temps, Muhima opère dans des zones situées aux alentours de Kyavinyonge, où il est à la tête d’une soixantaine de combattants tout au plus.

Mai-Mai Mulumba

Il s’agit d’un groupe Mai-Mai basé dans l’ouest du territoire de Fizi qui recrute principalement dans la communauté Bembe. Il fait partie de la CNPSC et est dirigé par Mulumba, un allié de longue date de Yakutumba. Le groupe de Mulumba est également à l’origine du groupe Makindu ainsi que de certains membres des Biloze Bishambuke.

Mai-Mai Mupekenya

Ce petit groupe de Mai-Mai occupe une petite zone sur le plateau d’Itombwe, dans le territoire de Mwenga. Il y a quelques années, on pensait qu’il opérait conjointement avec un autre commandant de milice locale appelé Ngarukiye. Il recrute principalement parmi les populations locales Mbuti et Twa et collabore avec Ilunga et Mtetezi, attaquant souvent les Banyamulenge et leur bétail.

Mai-Mai Mushombe

Mushombe Muganguzi est un commandant de milice originaire du territoire d’Uvira actif au sein de groupes armés depuis les années 1990. Muganguzi s’est démobilisé lorsque son ancien commandant, Rubaruba Zabuloni, s’est intégré aux FARDC à la fin de la Seconde Guerre du Congo en 2003. Il a repris les armes vers 2005 pour contrecarrer la mobilisation du « Groupe des 47 » leaders Banyamulenge, puis celle des FRF. Contrairement à d’autres groupes Maï-Maï du territoire d’Uvira, les Mushombe ont toujours été basés sur les hauts plateaux vers la forêt d’Itombwe et le territoire de Mwenga, à proximité de certaines positions FDLR (aujourd’hui devenues CNRD), avec lesquelles ils se sont parfois alliés. 

FPDC

Ebu Ela Kitungano Tresor, alias Mtetezi wa Seba Kibukila, est un ancien lieutenant de Yakutumba qui a créé sa propre milice bembe entre 2011 et 2013. Vers 2016, il a rejoint la coalition CNPSC de Yakutumba, avant de créer sa propre alliance FPDC, menant des opérations sur les hauts plateaux d’Itombwe et ralliant de nombreuses milices Bembe, Nyindu et Fuliiro plus petites, dont celles de Ngarukiye, Echilo, Aigle (voir la cartographie du GEC en 2017 ) et d’autres dans le but de s’engager dans les conflits autour de Minembwe et des hauts plateaux de Fizi.

Bien que l’on pense qu’il soit proche du CNPSC de Yakutumba, il est devenu un acteur puissant à part entière, avec cinq brigades déployées sur les hauts plateaux reliant les territoires de Fizi, Uvira et Mwenga.

Mai-Mai Mwenyemali

Mwenyemali est le leader du groupe Mai-Mai éponyme qui opère principalement entre Mutarule et Lemera. Comme Karakara, il est régulièrement impliqué dans des raids de bétail. Début 2017, Mwenyemali a tué un trafiquant d’armes bien connu travaillant pour les services de sécurité burundais et est devenu l’un des groupes Mai-Mai les plus puissants de la plaine de la Ruzizi jusqu’à ce qu’il soit blessé. Depuis, le groupe s’est largement dissipé et de petites unités sont restées opérationnelles, tandis que beaucoup ont rejoint les Mai-Mai Buhirwa

Mai-Mai Napata

Ce groupe est une dissidence au sein des Mai-Mai Mulumba en 2018 et traduit le refus par son initiateur, Monsieur Napata, de se soumettre à chef Munyindu. Son leader aurait été intoxiqué par Yakutumba après l’attaque de Salamabila. Il est basé à Kayumba et à Abi.

Mai-Mai Ngalyabatu

Ce groupe Mai-Mai est dirigé par Ngalyabatu Mangala, l’ancien commandant adjoint des Mai-Mai Kapopo (qui se sont rendus en 2010) et fils d’Alunda Ma’ucha (qui a quitté la résistance armée en 2006). Ngalyabatu est un allié proche des Mai-Mai Mutetezi et les membres de son groupe sont des Mai-Mai qui ont refusé de s’engager dans l’armée.

Mai-Mai Ngolenge

Les Ngolenge sont une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par Burairi, un ancien commandant du groupe Mai-Mai de Jackson.

Mai-Mai Nguru

Nguru était membre des Maï-Maï Vurondo (également appelés RNL) de Lokwako Pokopoko en 2000. En 2005, il a créé un groupe armé basé à Burusi, près du mont Kyabirimu, où il collaborait déjà avec Muhima, un autre commandant de l’ex-RNL. En 2007, il a été arrêté après avoir attaqué des gardiens du Parc national des Virunga. Son groupe actuel compte à peine entre 10 et 20 combattants et s’adonne essentiellement à l’exploitation illégale de l’or dans le mont Kyavirimu. 

Mai-Mai Ninja

Les Ninja Mai-Mai sont une petite milice alliée à l’UPLC dans la région de Beni, dirigée par Kambale Aziza.

Mai-Mai Nyerere

C’est sur les Moyens Plateaux de Runingu, au nord d’Uvira, que les troupes de Nyerere sont basées. Avec Karakara et Mwenyemali, ce groupe est considéré comme l’un des groupes Mai-Mai les plus puissants du territoire d’Uvira. Nyerere a été accusé à plusieurs reprises de collaborer avec les rebelles burundais du FNL. Nyerere Bunana est un ancien Maï-Maï de Nakabaka, Baleke et Zabuloni. Il a rejoint temporairement le RCD avant d’être nommé colonel de police. Il a fait défection pendant la crise du M23 pour créer son groupe Mai-Mai composé de Fuliiro de Kiliba et de Runingu. En 2019, il a perdu un certain nombre de soldats lorsque son adjoint Seremba a fait défection. Seremba a ensuite été arrêté.

Mai-Mai PRM/PAREM

Les PAREM, alias PRM ou « Patriotes résistants Maï-Maï » sont un groupe Nande au nord du territoire de Rutshuru qui a surtout mené des enlèvements et des embuscades. Bien que son nom s’inspire de certains mouvements Maï-Maï historiques et plus larges, peu de cette idéologie semble diriger le comportement réel de ce groupe.

Mai-Mai Rasta

Ce groupe Mai-Mai est issu de l’ancien Mai-Mai Aigle et regroupe d’anciens Mai-Mai ainsi que des bandits congolais et burundais. Aigle est un ancien officier des FARDC. Les Rasta ont des liens avec l’ancien groupe Mai-Mai de Bede Rusagara et soutient le chef de groupement Mbabaro.

Mai-Mai René

Il s’agit d’un petit groupe Mai-Mai situé sur les Moyens Plateaux qui surplombe Mboko. Il a fait partie de la coalition du CNPSC. Celle-ci s’est constituée en 2016 après la défection de René Itongwa de l’armée pour n’avoir jamais été promu, comme l’avaient été d’anciens collaborateurs Mai-Mai tels que Nakabaka. Depuis, il a collaboré avec Mutetezi, Ilunga et Biloze Bishambuke.

Mai-Mai Ruma/Zela Mbuma

Ce groupe, issu des Mai-Mai N’ykirhiba (ou Nyakiliba) et Matebura, recrute dans la communauté Nyindu. Il est actuellement dirigé par Ruma et Zela Mbuma, bien que ce dernier semble avoir disparu.

Fondé par le général autoproclamé et ancien professeur d’école primaire Daniel Matebura pour combattre la rébellion du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD)-Goma en 1998, les Mai-Mai Nyakiliba opéraient dans la chefferie Luindi du territoire de Mwenga.

Le groupe est surtout connu pour une embuscade contre les troupes du RCD à Kasika, qui a à son tour déclenché le massacre de Kasika en août 1998 perpétré par les forces du RCD, qui ont tué des centaines de personnes parmi lesquelles le chef coutumier de l’époque, François Mubeza. En violation des règles de la chefferie, le RCD a remplacé Mubeza par Nyumba Mubeza. Cependant, les Mai-Mai N’ykirhiba affirment qu’un autre membre de la famille, connu sous le nom de Sholo, était le successeur légitime de Mubeza.

Mai-Mai Rushaba

Les Mai-Mai Rushaba Aroni sont issus de l’ancien groupe Baleke qui a confédéré plusieurs Mai-Mai autour d’Uvira en 2014. Rushaba collaborait également avec les Mai-Mai Nyerere.

Mai-Mai Shingo Pamba

Le 3 septembre 2020, le commandant Mai-Mai Matabishi Kakuhi Jackson alias Prof Kitwa a déclaré qu’il avait quitté le groupe Kyandenga (MNLDK) pour former le sien, Shingo-Pamba.

Il a installé son quartier général à Mabalako et Malekesa (12 km à l’ouest de Cantine et Aloya), à la frontière entre les territoires de Beni et Lubero. Matabishi Prof et ses quelque 70 combattants sont accusés de plusieurs attaques contre la Riposte d’Ebola dans la région de Beni.

Mai-Mai Shoshi

Il s’agit d’un groupe Mai-Mai basé dans l’ouest du territoire de Fizi qui recrute principalement dans la communauté Bembe. Il fait partie de la coalition du CNPSC et a ses racines dans les Mai-Mai Mulumba. Ayant d’abord fait partie du Biloze Bishambuke, il est devenu un groupe à part entière en 2019 et collabore avec Mtetezi. Son commandant est Jimmy Kidegi.

Mai-Mai Simba (Manu)

Maï-Maï Simba est un terme générique désignant des groupes armés nationalistes depuis l’indépendance du pays en 1960. Aujourd’hui, différents groupes armés qui n’ont en commun que la vague réminiscence de l’idéologie Muleliste qui s’est opposée au gouvernement central dans les années 1960, utilisent cette dénomination.

Ce groupe est basé en territoire de Bafwasende, dans la province de la Tshopo, est fut dirigé par Paul Sadala (alias « Morgan ») jusqu’à sa mort par les mains de FARDC en 2014. Depuis lors, le groupe a été dirigé par « Manu », qui est devenu tristement célèbre pour le braconnage et le meurtre d’okapis. 

Mai-Mai Simba Mangalibi

Depuis l’indépendance en 1960, le terme « Mai-Mai Simba » est utilisé pour désigner des groupes armés nationalistes. Divers groupes armés, liés par une vague réminiscence de l’idéologie des Mai-Mai mulelistes qui ont défié le gouvernement central dans les années 1960, revendiquent aujourd’hui cette dénomination.

En 2020, au moins trois groupes géographiquement distincts utilisaient le label « Simba » : dans le territoire de Bafwasende, dans la province de Tshopo, dirigé par les successeurs de Paul Sadala (alias « Morgan »), connus sous les noms de Manu et Mangalibi ; dans le territoire de Walikale, province du Nord-Kivu, dirigé par Luc Yabili ; et dans le Maniema, dirigé par le général Mando Mazeri (les « Forces Divines Simba »).

Alors que le groupe de Morgan est devenu tristement célèbre pour avoir braconné et tué des okapis, Mando est l’un des rares chefs de milice actifs au Congo ayant des liens directs avec la mobilisation des Simba dans les années 1960. Mangalibi est le frère cadet de Sadala Morgan et de Manu.

Mai-Mai Kivuwhe

Nouveau groupe actif à Luberizi dans la plaine de la Ruzizi fin aout 2018

Mai-Mai Yakutumba

Ce groupe, créé par l’ancien officier des FARDC William Amuri (alias Yakutumba) en 2006, est devenu l’un des plus importants groupes armés congolais au Sud-Kivu. En 2007, tirant parti des revendications locales, en particulier au sein de la communauté Bembe, Yakutumba a donné au groupe le nom officiel « Parti d’action pour la reconstruction du Congo-Forces armées alléluia » (PARC-FAAL). Yakutumba a habilement incorporé dans sa coalition de nombreux petits groupes Mai-Mai basés à Fizi, dont les groupes Mai-Mai anciens de Bwasakala et Bavon.

Connu pour ses actes de piraterie et de contrebande sur le lac Tanganyika, le groupe entretient également des réseaux de soutien en Tanzanie. Fin 2016, il a relancé la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC), un projet antérieur de coalition conçu en 2013 mais qui ne s’était pas encore concrétisé. Au cours du premier semestre 2017, Yakutumba et ses alliés ont lancé avec succès une série d’attaques contre les FARDC, ce qui a permis d’accroître considérablement leur influence à Fizi, en étendant leur portée au centre aurifère de Misisi et à des villes importantes telles que le centre de Fizi et Baraka, ainsi qu’une sérieuse offensive sur le territoire d’Uvira fin septembre 2017.

Milice M’vuba

Lorsque l’UPDF a repoussé les ADF-NALU vers le groupement Bambuba-Kisiki, au nord de Beni, vers 1996, différents liens familiaux se sont créés entre la communauté Vuba et des membres de l’ADF, entraînant la formation d’une milice locale. Plusieurs chefs des ADF, notamment un commandant appelé Feeza, entretiendraient des liens avec les Vuba. Cette milice locale aurait également participé à certains des massacres perpétrés à Beni. 

Milice Pakombe

Au début, les Maï-Maï Mayangose étaient dirigés par le Mwami Mbonguma Kitobi, chef de groupement local. Mbonguma a été arrêté en novembre 2014 pour son implication dans des massacres commis autour de Beni. Cependant, ce groupe organisé de façon informelle continue d’opérer à la périphérie de Beni, et aurait participé aux massacres perpétrés après l’arrestation de Kitobi.

M23

Emanating from a long tradition of Rwandan-backed rebellions in the eastern Congo, including the RCD-Goma and the CNDP, the M23 emerged in early 2012 under the leadership of Sultani Makenga and Bosco Ntaganda. While it quickly acquired a significant fighting force, leading to its historic occupation of Goma in November 2012, the M23 was riven by internal fissures from the beginning and never managed to develop the strength of Laurent Nkunda’s CNDP. Following regional diplomacy and significant international pressure, the M23 left Goma after around two weeks and participated in peace talks in Kampala with the Congolese government. It split into two factions in February 2013, led respectively by Bosco Ntaganda and Sultani Makenga.

With Ntanganda’s group fleeing to Rwanda in March 2013, Makenga’s bloc faced increasing pressure from the FARDC’s commando battalions and an aggressive UN intervention brigade, eventually leading to its demise in November 2013. In early 2017, parts of the former M23 attempted a short-lived revival in Rutshuru territory. There were occasional reports of ex-M23 activity in Rutshuru and Masisi territories, but in 2020 the movement was limited to small patches around Mikeno.

MAC, ex-Guides

Le nom initial de ce groupe, les « Guides », provient du rôle que ses combattants ont joué en tant que pisteursdes troupes rwandaises et congolaises lors de leur offensive de 2011 contre les FDLR. Il s’est ensuite transformé en un groupe armé à part entière, prenant le nom de Forces de défense du Congo (FDC), dirigé par Butu Luanda, Charles Mbura, et un autre commandant connu sous le nom de Madragul.

Ils ont opéré avec relativement peu de combattants des communautés Tembo et Hunde et étaient initialement basés entre les territoires de Masisi et Walikale. Vers 2013, certains des combattants des Guides se sont séparés du FDC pour former le Mouvement acquis au changement (Guides-MAC) sous la direction de Mbura, prétendument après une dispute sur la coopération de Luanda avec la faction M23 de Bosco Ntaganda. Si les FDC-Guides ont disparu, le MAC de Mbura est toujours en activité dans la région de Walowa-Yungu.

Mai-Mai Kyandenga MNLDK

Plus tard, sa proximité avec Kilalo Katembo de l’ULPC l’a aidé à devenir un médecin traditionnel au sein de la branche Mai-Mai Simba de Paul Sadala (alias Morgan). En 2011, il a rejoint le groupe armé FOLC (Front Œcuménique pour la Libération du Congo) de Kava wa Seli (un ancien officier de l’APC) surle territoire de Beni.

Après que Kilalo aquitté le groupe de Morgan dans la province d’Ituri pour retourner dans la région de Butembo et créer son propre groupe Mai-Mai, Kyandenga l’a rejoint et a été chargé de développer une faction de l’ULPC près de Beni. Il a collaboré avec un prêtre connu sous le nom de Bernard pour recruter des jeunes locaux à l’ouest de Mbau. Ce groupe d’environ 300 combattants prétend protéger la population locale et leurs terres. Kyandenga a également collaboré avec d’autres groupes Mai-Mai à Beni et Lubero en tant que sorcier, puis il a créé son propre groupe, le MNLDK (Mouvement National pour la Libération Durable du Kongo), en 2019, après son évasion de la cellule du procureur militaire à Beni en novembre 2018.

Le siège actuel du MNLDK est situé dans la région d’Otomabere, en Ituri. Depuis juin 2020, le MNLDK s’est déployé dans différentes localités du territoire de Beni, dans la province du Nord-Kivu, notamment sous la forme d’alliés agissant de manière indépendante. Il s’agit notamment de Matabishi Jackson alias Prof avec son groupe « Shingo Pamba » dans la région de Mabalako ; de « Mille Tours » -RNL basé à Vihya/Vurondo ; et Mai-Mai Mandefu de « Drago » à Mughulungu, dans la chefferie Bashu.

NDC Sheka

Créé par Sheka Ntabo Ntaberi, ancien négociant de minerais en territoire de Walikale, Nduma Defence of Congo a été l’un des principaux groupes Maï-Maï à naître de la communauté Nyanga ces dernières années. Bien que ses objectifs déclarés comprennent des revendications portant sur un développement accru et de meilleures conditions de travail pour les mineurs artisanaux, le groupe de Sheka est devenu tristement célèbre en raison de nombreuses violations des droits humains. Basé au départ autour de la zone minière de Bisie, dans le centre du territoire de Walikale, il s’est rapidement déplacé vers l’Est, en établissant ses bases principales autour de Pinga, proche du territoire de Masisi.

En 2015, le commandant second de Sheka, Guidon Shimiray, ancien officier FARDC, a fait défection, accompagné de la majorité des combattants, évoquant différents désaccords avec son ancien supérieur comme raison principale de cette séparation. Depuis, la faction de Sheka a perdu de son influence et de sa puissance militaire. Cet affaiblissement du NDC a encore été aggravé par des affrontements avec le groupe de Guidon, qui ont fini par pousser Sheka à se rendre à la MONUSCO à la mi-2017. On ignore si, depuis, son groupe existe encore.

NDC-R/Bwira

Créé par Sheka Ntabo Ntaberi, un ancien négociant en minerais du territoire de Walikale, Nduma Defense of Congo a été l’un des principaux groupes Mai-Mai à émerger de la communauté Nyanga ces dernières années. Bien que ses objectifs déclarés soientun plus grand développement et de meilleures conditions de travail pour les mineurs artisanaux, le groupe de Sheka est devenu célèbre pour ses graves violations des droits humains. Il était initialement basé autour de la zone minière de Bisie, au centre du Walikale, mais s’est rapidement déplacé vers l’est, établissant son fief près de Pinga, près de la frontière du territoire de Masisi.

Le NDC-R a été créé par Guidon Shimiray Mwissa en 2015. Après avoir consolidé le pouvoir autour des anciens bastions de Sheka dans le nord-est du territoire de Walikale, la faction de Guidon a commencé à attaquer les FDLR et a réussi à prendre le contrôle de nombreux sites miniers. En coalition avec diverses milices Nande et Kobo connus sous le nom de Mai-Mai Mazembe, y compris le groupe aujourd’hui disparu de l’Union des patriotes pour la défense des innocents (UPDI), Guidon a poussé les FDLR à quitter la plus grande partie du nord-est de Walikale.

La plupart de ces alliances se sont effondrées à la mi-2017, entraînant des escarmouches régulières entre les troupes de Guidon et diverses factions de Mazembe dans le sud-ouest du territoire du Lubero. A partir de 2016, Guidon a étendu sa zone d’influence dans le sud du Lubero où son groupe s’est impliqué dans le commerce lucratif de l’or dans des zones précédemment contrôlées par les FDLR et l’Union des patriotes congolais pour la paix(UPCP) de Lafontaine.

Réputé pour son extorsion fiscale et son recrutement massif d’enfants, le NDC-R a été accusé à plusieurs reprises de recevoir le soutien des FARDC dans ses campagnes militaires. En juillet 2020, Gilbert Bwira, le commandant adjoint du NDC-R, s’est séparé de Guidon, créant sa propre aile, dont une partie a été immédiatement démobilisée et regroupée dans la base militaire de Rumangabo. Dirigé par Bwira et Mapenzi, le groupe restant opère principalement dans le nord du Masisi et s’engage dans des opérations régulières contre la faction Guidon, aux côtés des FARDC.

NDC-R/Guidon

Créé par Sheka Ntabo Ntaberi, un ancien négociant en minerais du territoire de Walikale, Nduma Defense of Congo a été l’un des principaux groupes Mai-Mai à émerger de la communauté Nyanga ces dernières années. Bien que ses objectifs déclarés incluent un plus grand développement et de meilleures conditions de travail pour les mineurs artisanaux, le groupe de Sheka est devenu célèbre pour ses graves violations des droits humains. Il était initialement basé autour de la zone minière de Bisie, dans le territoire central de Walikale, mais s’est rapidement déplacé vers l’est, établissant son fief près de Pinga, près de la frontière du territoire de Masisi.

Le NDC-R a été créé par Guidon Shimiray Mwissa en 2015. Après avoir consolidé le pouvoir autour des anciens bastions de Sheka dans le nord-est du territoire de Walikale, la faction de Guidon a commencé à attaquer les FDLR et a réussi à prendre le contrôle de nombreux sites miniers. En coalition avec diverses milices Nande et Kobo connus sousle nom de Mai-Mai Mazembe, y compris le groupe aujourd’hui disparu de l’Union des patriotes pour la défense des innocents (UPDI), Guidon a poussé les FDLR à quitter la plus grande partie du nord-est de Walikale.

La plupart de ces alliances se sont effondrées à la mi-2017, entraînant des escarmouches régulières entre les troupes de Guidon et diverses factions de Mazembe dans le sud-ouest du territoire du Lubero. Durant2016, Guidon a étendu sa zone d’influence dans le sud du Lubero où son groupe s’est impliqué dans le commerce lucratif de l’or dans des zones précédemment contrôlées par les FDLR et l’Union des patriotes congolais pour la paix(UPCP) de Lafontaine.

Réputé pour son extorsion fiscale et son recrutement massif d’enfants, le NDC-R a été accusée à plusieurs reprises de recevoir le soutien des FARDC dans ses campagnes militaires. Après avoir tenté, en fin 2019, de mettre en place une coalition plus large de groupes armés appelée le Réseau des Patriotes Résistants Congolais (RPRC), le NDC-R s’est scindé en deux en juillet 2020 lorsque Gilbert Bwira et Mapenzi Likuhe ont pris la relève de Guidon. Depuis lors, l’aile de Guidon s’est retirée vers ses bases à Walikale et continue de combattre Bwira et les FARDC.

Nyatura Bagaruza

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise.

Les Nyatura Bagaruza (ou Gatuza) sont une faction Nyatura non alignée créée par le commandant Ntuye, alias Tapis Rouge, qui est mort en 2019. Le groupe est maintenant dirigé par Kagiri et est basé entre le centre de Masisi et Mianja.

Nyatura Bavuga

Nouveau groupe dans le Territoire de Masisi. Première activité dans le KST fin juin 2018

Nyatura Bizagwira

Basé sur les hauts plateaux de Kalehe, au Sud-Kivu, ce groupe est dirigé par un ancien commandant des Patriotes résistants congolais (PARECO), du nom de Bizagwira Muhindi.

Nyatura Jean-Marie

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Ce petit groupe est situé autour de Mpati et Busihe dans le nord du territoire du Masisi. Le chef du groupe, connu sous le nom de Jean-Marie Nzayimana, aurait adhéré à une nouvelle coalition connue sous le nom d’Abazungu.

Nyatura JED

Ce groupe est dirigé par Faustin Bavakure et est basé près de Luke dans le sud du territoire de Masisi. Il est aussi connu sous le nom de « Nyatura-Justice et égalité pour la démocratie (JED) ».

Nyatura Kalume

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Ce groupe a été fondé par Matias Kalume Kage sur les hauts plateaux de Kalehe, autour de Lumbishi.

Kalume a été commandant du PARECO jusqu’en 2009, date à laquelle il fut intégré dans les FARDC. Il est devenu commandant opérationnel à Uvira et a ensuite été envoyé dans un camp militaire lorsque le processus de « régimentation » a commencé en 2011. N’ayant pas réussi à obtenir un poste, il a fait défection, s’est établi dans sa ville natale et a commencé à mobiliser au sein de la communauté hutue locale, profitant des conflits coutumiers et communautaires locaux.

Le groupe de Kalume s’est rendu et s’est regroupé dans la base de Nyamunyuni fin 2019, mais peu après, il est retourné à Lumbishi en raison de l’absence d’un programme de DDR, et le groupe s’est depuis lors rétabli.

Nyatura Kasongo

Kasongo Kalamo est le chef de l’un des plus anciens groupes Nyatura, qu’il a créé autour de l’année 2011. Appelé au départ « Forces de défense pour les droits de l’homme » (FDDH), son groupe s’est ensuite appelé « Groupe de sécurité » et a intégré d’autres factions Nyatura, dont celles que dirigeaient auparavant Ngwiti (basées près de Busumba) et Noheri (basées près de Mweso). Le bastion de Kasongo s’étend sur toute la partie Sud de l’axe routier Kitchanga-Mweso-Kashuga, dans la chefferie de Bashali-Mokoto, en territoire de Masisi.

Les effectifs du groupe Nyatura Kasongo varient, mais il commande rarement plus de 250 combattants. Depuis 2011, Kasongo a noué des alliances instables avec de nombreux acteurs, y compris d’autres factions Nyatura, les FARDC, l’APCLS, les FDLR et le CNRD. Cependant, début 2017, son groupe faisait essentiellement cavalier seul, se battant contre le CNRD, sans forcément s’allier avec les FDLR.

Nyatura Kavumbi

Nyatura Kavumbi est basé autour du village de Kahira, dans le centre du territoire de Masisi. Il a récemment rejoint le « Groupe de Sécurité » dirigé par Kasongo Kalamo.

Nyatura Mahanga

Basé autour de la ville minière de Rubaya, ce groupe est dirigé par un déserteur des FARDC du nom de Rafiki Mahanga, ancien membre des Patriotes résistants congolais (PARECO).

Nyatura Mudogo

Nouveau groupe dans le territoire de Masisi où sa première activité a été signalée fin juin 2018

Nyatura Nyatura Musheku

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise.Le groupe Nyatura Musheku est une nouvelle faction qui a émergé autour du NDC-R à l’instigation d’Emmanuel Munyamariba, chef de Lushebere, et aurait adhéré à une nouvelle coalition connue sous le nom d’Abazungu.

Nyatura Nduhuye

Actif dans le Parc National de Kahuzi-Biega, à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Bunyakiri-centre. ce groupe existe depuis 2000, ce groupe armé compte environ 150 combattants  dans la contrée de Katasomwa et Chanje.

Nyatura Turarambiwe (Rutshuru)

De nombreuses factions Nyatura opèrent actuellement dans le Masisi et le Rutshuru. Si le terme Nyatura (« ceux qui frappent fort » en kinyarwanda) est apparu en association avec la mobilisation armée dans la communauté Hutu congolaise vers 2011, les groupes Nyatura trouvent leurs racines dans la mobilisation armée du début des années 1990, notamment les combattants de la Mutuelle agricole des Virunga (MAGRIVI), les Mongols et plus tard la branche Hutu des Patriotes résistants congolais (PARECO).

La plupart des groupes Nyatura prétendent protéger la population Hutu congolaise contre les Mai-Mai ou l’armée congolaise. Les Nyatura Turarambiwe (« nous sommes fatigués » en Kinyarwanda) est une scission de la CMC basée à Bwisha qui était initialement dirigée par le « Colonel » Niyonzima.

Différents des anciens Nyatura Bohoza duMasisi (un groupe informel qui recrutait parmi les « anciens ouvriers » du chef Apollo qui utilisait occasionnellement le mot d’ordre « turarambiwe ») ou des anciensNyatura Turarambiwe du « Colonel » Bigabo, basé à Bwito (proche de l’APRDC et de Musheku), les Turarambiwe deBwishaopèrent autour des régions de Rugari et de Mikeno.

Tandis que Niyonzima réintégrait le CMC, les commandants Mamba Baziyaka (anti-M23) et Bosse Mbarushimana (pro-M23) ont prisla relève mais se sont diviséssur la question de savoir s’il fallait ou non collaborer avec le M23.

Mai-Mai Uhuru OAPB

L’OAPB est un groupe de jeunes Mai-Mai d’Oicha et de ses environs, qui prétendent défendre la population contre les massacres dans la région de Beni. Leur cible principale est les ADFet ils prétendent avoir 300 éléments, dirigés par le commandant Kasereka Muhasa Uhuru.

PERCI John Majimbo

Les PERCI (acronyme français de « personnel civil ») existent depuis 2007. Les PERCI, autrefois une expression désignant les « pisteurs » Twa, ont été remplacés plus récemment par une dénomination plus large. John Majimbo est un vétéran des PERCI qui a formé sa propre aile dans la région de Bayolo après s’être brouillé avec son frère Moket Mwilambwe. 

PERCI Kaomba

Les PERCI (acronyme français de « personnel civil ») existent depuis 2007. Les PERCI, autrefois une expression désignant les « pisteurs » Twa, ont été remplacés plus récemment par une dénomination plus large. L’aile Kaomba des PERCI opère dans la région de Nyemba, dirigée par Mukalay Yumba alias Kaomba. Kaomba a fui les violences anti-Twa en 2013 et a mis en place cette milice à Kalumbi en 2017.

PERCI Mpululu

Les PERCI (acronyme français de « personnel civil ») existent depuis 2007. Les PERCI, autrefois une expression désignant les « pisteurs » Twa, ont été remplacés plus récemment par une dénomination plus large. Après l’assassinat du chef Mukimbo en janvier 2020 dans le groupement Bayolo, Mpululu Katalushi a créé ce groupe PERCI dans les zones évacuées, prétendant protéger les Twa et se livrant à des attaques de vengeance contre les Bantous. Mpululu a établi un certain Kamuntu comme nouveau chef de groupement après que l’ancien chef a fui à Nyunzu.

PERCI Nyumbaisha

Les PERCI (acronyme français de « personnel civil ») existent depuis 2007. Les PERCI, autrefois une expression désignant les « pisteurs » Twa, ont été remplacés plus récemment par une dénomination plus large. Cette faction a été fondée par Luhala – tué en 2013 par les FARDC – et est maintenant dirigée par le « général » Nyumbaisha Mukalay, un Twa né en 1975. Nyumbaisha a été formé par les FARDC pour les aider à combattre les Kata Katanga. Le groupe est devenu plus important et organisé en 2013 après une attaque majeure à Lwela, près de Manono, où 45 Twa ont été tués. Alors que les PERCI Nyumbaisha ont d’abord combattu les Kata Katanga, ils attaquent de plus en plus souvent des unités des FARDC. Le groupe a annoncé sa reddition en 2018, mais cela ne s’est jamais produit.

Pisteurs

Les “Pisteurs” sont un groupe d’autodéfense constitué en 2015 autour de Kachiri dans le territoire de Kalehe, Ce groupe compte  environ 30 combattants commandés au début par Amuli Nyabaere. Aujourd’hui, on n’en connait pas la structure de commandement

RM 100 KG

Ce groupe Raia Mutomboki s’est séparé de la faction créée vers 2012 par MabalaMese et opère autour de la route Walungu-Shabunda. Le nom complet de son chef, appelé « 100kg », est inconnu.

RM Akilo

Basé aux environs de Biriko, ce groupe opère principalement dans les groupements de Waloa-Loanda et Ufamando sous les ordres du commandant Akilo.

RM Bipopa

Dirigé par Bipopa (alias Chipopa), ce groupe est basé sur les hauts plateaux du parc national de Kahuzi-Biega, au nord de la route de Bunyakiri. Il fait partie de l’alliance Raia Mutomboki FPP sous Donat.

RM Blaise

Ce groupe est l’une des rares factions Raia Mutomboki en territoire de Kabare. Il est dirigé par un commandant connu sous le nom de Blaise qui représentait, aux côtés de Gaston (qui a été tué par la suite), l’une des deux ailes armées impliquées dans la lutte de succession pour le pouvoir coutumierdans la chefferie de Nindja, impliquant les deux fils de l’ancien chef, Marcel et Freddy.

Alors que Blaise se range du côté de Marcel, la faction dirigée par Lukoba (qui a rejoint la coalition Raia Mutomboki FPP de Donat) travaillait pour Freddy. Ses principales bases se trouvent dans le groupement Iregabarhonyi.

RM Bozi

Le Raia Mutomboki Bozi est une faction relativement nouvelle et inconnue qui opère dans la région de Baliga à Shabunda.

RM Bralima

Le groupe Raia Mutomboki Bralima opère aux confins des territoires de Kalehe et Shabunda.

RM Butachibera

Ce groupe est apparu en 2014 au nord de Bunyakiri, à la frontière entre le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, lorsqu’il s’est séparé du groupe de Shukuru. Ses dirigeants actuels sont Butachibera Mwindja et Weteshi Kabanzi. En 2018, Butachibera et Shukuru ont tenté de se réunir mais cette tentative a échoué et peu après, Shukuru s’est rendu.

RM Charles Quint

En 2011, des dirigeants de groupes armés Rega proches de Musumbu (Sisawa, Charlequin et Makombo notamment) et sous le leadership de Eyadema Mugugu ont émergé dans le nord et l’est du territoire de Shabunda. Contrairement à d’autres factions non Rega, le rôle de l’esprit kimbilikiti et les rites d’initiation concomitants restent des points d’ancrage pour ces Raia Mutomboki et leurs alliés. Charles Quint a été allié à Makombo avant de créer son propre groupe vers 2014.

RM Dembi

Ce groupe est dirigé par Dembi Koboya, basé à Koze dans le groupement de Baliga. Aucune autre information disponible.

Raia Mutomboki Donat aka FPP

Ce groupe a été créé en 2012 dans le nord-est du territoire de Shabunda, en bordure du parc national de Kahuzi-Biega. Ses initiateurs étaient deux déserteurs des FARDC de la communauté Rega, le major Donat Kengwa Omari et le major Ngandu Lundimu, qui avaient été envoyés pour travailler avec les Raia Mutomboki autour d’Eyadema Mugugu. Au départ, ils faisaient partie de la coalition dirigée par Daniel Meshe et Albert Kahasha. Depuis 2018, Donat et Ngandu sont au centre de la coalition Raia Mutomboki FPP, qui est peu structurée.

Raia Mutomboki Elenge

Il s’agit du premier groupe Raïa Mutomboki de Walikale, fondé en 2012 ou 2013, dans le sud du territoire. Il est dirigé par Elenge Mupenge et recrute principalement parmi la communauté Rega.

RM Habikuangaliye

Créé en avril 2018, ce groupe est une dissidence de la coalition Dont, Ngandu, et Mabala suite à une insatisfaction quant à la gestion des biens. IL aurait une trentaine de combattants, basés dans la foret de Nduma, dans la Bamuguba Nord (Shabunda).

RM Hamakombo

Créé vers 2013, c’est l’un des groupes Raia Mutomboki les plus connus, dirigé par l’un des premiers commandants du mouvement à Bunyakiri, Bwaare Hamakombo. Il est basé à l’ouest de Bulambika et de Kambali, dans le nord du territoire de Kalehe.

RM Imani Bitaa

Ce groupe est basé près de de Cifunzi dans la chefferie de Kalonge, opérant entre le sud du territoire de Kalehe et l’ouest du territoire de Kabare depuis 2013. Sa zone d’influence se situe principalement au sein du Parc national de Kahuzi-Biega.

RM Jean Musumbu

Jean Musumbu est le fondateur spirituel du Raia Mutomboki (2005). En 2011, des dirigeants de groupes armés Rega proches de Musumbu (Sisawa, Charlequin et Makombo notamment) et sous le leadership de Eyadema Mugugu ont émergé dans le nord et l’est du territoire de Shabunda. Contrairement à d’autres factions non Rega, le rôle de l’esprit kimbilikiti et les rites d’initiation concomitants restent des points d’ancrage pour ces Raia Mutomboki et leurs alliés.

RM Kabazimia

Cette faction de Raia Mutomboki a été créée à l’origine par Eyadema Mugugu en 2011 dans le nord de Shabunda. Après l’arrestation d’Eyadema en 2012, le groupe a été repris par Juriste Kikuni, qui s’est rendu aux FARDC en 2015. Depuis lors, ce groupe a utilisé le nom de Takulengwe, a été dirigé par Kazimoto, et a perdu de l’influence, également en raison de scissions internes telles que celles qui ont créé les factions dirigées par Kikwama et Kabazimia. Comme Kazimoto, Kabazimia affronte fréquemment les gardes du PNKB.

RM Kabé

Avant de créer son propre groupe, Kabé a été membre des Raia Mutomboki de Chondo jusqu’en 2013. Il s’est rendu en 2016, mais une partie de son groupe est depuis restée dans leBamuguba-Sud.

RM Kadaradara

Apparu à Mushunguti dans le Nord du territoire de Kalehe pour faire face aux Nyatura. (Histoire encore à documenter)

RM Kampanga

En 2011, des dirigeants de groupes armés Rega proches de Musumbu (Sisawa, Charlequin et Makombo notamment) et sous le leadership de Eyadema Mugugu ont émergé dans le nord et l’est du territoire de Shabunda. Contrairement à d’autres factions non Rega, le rôle de l’esprit kimbilikiti et les rites d’initiation concomitants restent des points d’ancrage pour ces Raia Mutomboki et leurs alliés. Kampanga a d’abord travaillé aux côtés de Musumbu et Makindu avant de créer son propre groupe en 2014.

RM Kasosoli

Ce groupe est actif dans les environs de Luguguma. Aucune autre info disponible.

RM Kazimoto

Cette faction de Raia Mutomboki a été créée à l’origine par Eyadema Mugugu en 2011 dans le nord de Shabunda. Après l’arrestation d’Eyadema en 2012, le groupe a été repris par Juriste Kikuni, qui s’est rendu aux FARDC en 2015. Depuis lors, ce groupe a utilisé le nom de Takulengwe, a été dirigé par Kazimoto et a perdu de l’influence, en partie à cause de scissions internes telles que celles qui ont créé les factions dirigées par Kikwama et Kabazimia. Kazimoto affrontefréquemment les gardes du PNKB. 

RM Kikwama

Kikwama est un démobilisé de l’ancien groupe rebelle mené par Eyadema. Visiblement déçu de processus DDR, il a regagné la brousse en se re-installant à Lulingu en octobre 2017 avec une vingtaine de combattants (22 personnes) munis de 14 AK47 et six lance-roquettes. L’essentiel de ces armes aurait été déterré d’une ancienne cache d’armes.

RM Kimba

La faction Raia Mutomboki Kimba s’occupe principalement de sécuriser les compagnies minières. Kimba est un ancien allié de Makindu et Kabazimia et opère maintenant près de la rivière Ulindi.

Raia Mutomboki Kisekelwa

Ce groupe est basé dans le groupement de Bakondjo, à la frontière de la province du Maniema. Il recrute parmi la communauté Rega et est dirigé par Kisekelwa. 

RM Kokodikoko

i. Après avoir travaillé avec Kabazimia, Kokodikoko a choisi de faire cavalier seul en mars 2017. Il s’est rétiré avec 28 combattants, 15 calibre 12, 20 AK47, quelques grenades et trois lance-roquettes, dans la forêt de Kaboga sur l’axe Migelekoze- Lubila dans les groupements de Bamuguba Sud et les milieux voisins, de la chefferie de Baliga.

RM Lance

Les Raia Mutomboki, dirigés par Lance Muteya, sont une scission de l’ancien groupe dirigé par Gaston et opèrent principalement dans la région de Kalonge. Le groupe est allié aux Raia Mutomboki Hamakombo.

RM LeFort

Ce groupe Raia Mutomboki opère dans la chefferie Bakisi de Shabunda et trouve son origine dans le groupe de Musumbu. LeFort a environ 45 ans et est originaire de Kiseku. En 2016, il a créé son propre groupe qui collabore avec Donat, Ngandu et Mabala.

RM Lukoba

Les Raia Mutomboki Lukoba est basé autour du village de Ciramba, dans la chefferie de Nindja. Comme leurs rivaux, le Raia Mutomboki de Blaise, ils ont été impliqués dans un conflit de succession coutumier local, soutenant Freddy contre Marcel.

Ce groupe a récemment rejoint la coalition Raia Mutomboki FPP sous Donat. La plupart des anciens Raia Mutomboki Nyanderema font partie de la faction de Lukoba, qui a été initialement inspirée par le Raia Mutomboki de Maheshe, aujourd’hui disparu (qui, au début de 2017, a tendu une embuscade aux gardes du parc national de Kahuzi-Biega et à un écologiste français).

RM Mabala

Cette faction Raia Mutomboki, située au nord-est de Shabunda, a été créée vers 2012 par MabalaWembaMese, un natif du groupement deBamuguba-Nord. Au départ, elle faisait partie de la coalition dirigée par Daniel Meshe et Albert Kahasha, Mabala collaborant avec Ngandu Lundimu jusqu’à sa rupture en 2014. Cette faction est basée dans le parc national de Kahuzi-Biega, au nord d’Isezya, dans le nord-est de Shabunda. En 2017, elle aurait rejoint la coalition FPP de Donat. Mabala lui-même a été tué fin 2020.

RM Machite

Ce groupe est basé dans le groupement de Waloa-Yungu. Il recrute parmi la communauté Rega et est dirigé par Machite. 

RM Maheshe

La faction menée par un commandant connu sous le nom de « Maheshe » est basée dans le groupement de Mulambula, en territoire de Walungu, à la frontière avec le territoire de Shabunda, depuis environ 2013. Ces dernières années, ce groupe s’est de plus en plus isolé. Début 2017, il a tendu une embuscade à des gardiens du Parc national de Kahuzi-Biega ainsi qu’à un défenseur de l’environnement français. La branche Maheshe est aussi accusée d’être impliquée dans l’exploitation minière illégale.

RM Makindu

Makindu, un Bembé, appartenait au cercle restreint des Raia Mutomboki, dont le fondateur était Jean Musumbu, mais il a créé son propre groupe composé d’anciens combattants de Mulumba, Yakutumba, et des Raia Mutomboki « para-commandos ». Le groupe de Makindu a de bonnes relations avec la CNPSC et est multiethnique.

Raia Mutomboki Mamba

Ce groupe est basé dans le groupement de Bakondjo, à la frontière du territoire de Shabunda. Il recrute parmi la communauté Rega et est dirigé par Mamba. 

Raia Mutomboki Manyilisa

Ce groupe, dirigé par un commandant du nom de « Manyiisa », est basé au sud de Ziralo et à l’est de Bunyakira, sur les hauts plateaux de Kalehe, depuis 2016. 

Raia Mutomboki Mirage

Ce groupe est basé dans le sud-ouest du territoire de Walikale, dans le groupement de Wasa, et est dirigé par Mirage Bitunya. Il recrute en grande partie parmi la communauté Rega. Il exploite le commerce d’or local. 

RM Mungoro

Ce groupe est basé à l’ouest de la route Bunyakiri-Hombo depuis 2013. Ces derniers mois, il a affronté à plusieurs reprises les FARDC et, selon certaines informations, d’autres factions Raia Mutomboki à Kalehe, dont celle d’Hamakombo, dont il s’est séparé entre 2011 et 2012. Il collabore étroitement avec le groupe Shabani.

RM Musolwa

En 2011, des dirigeants de groupes armés Rega proches de Musumbu (Sisawa, Charlequin et Makombo notamment) et sous le leadership de Eyadema Mugugu ont émergé dans le nord et l’est du territoire de Shabunda. Contrairement à d’autres factions non Rega, le rôle de l’esprit kimbilikiti et les rites d’initiation concomitants restent des points d’ancrage pour ces Raia Mutomboki et leurs alliés. Musolwa est un des premiers alliés de Musumbu, quia ensuite rejoint feu Sisawa avant de créer son propre groupe, qui se consacre principalement à l’exploitation minière.

RM Ndarumanga

Ce groupe est basé au sud de Nzibira et Nyalubemba, dans la partie occidentale du territoire de Walungu, et est dirigé par un commandant connu sous le nom de Ndarumanga, un ancien aide du chefRaia Mutomboki Maheshe, parti après des affrontements internes. Tout comme l’ancienne faction de Maheshe, ce groupe est devenu tristement célèbre pour ses fréquentes embuscades, notamment sur la route entre Nzibira et Nyalubemba.

RM Ndusha

RM Ngongo Lutete

Ce groupe est très récent et a eu une existence éphémère. Il a été créé le 15 janvier 2018 et a commencé à organiser des incursions dans les environs de Lulingu. Le chef de ce groupe qui utiliserait une trentaine de calibres 12 a trouvé la mort dans un affrontement avec les FARDC le 25 février 2018 à Lulingu, un coup dur qui a entrainé la dispersion des troupes.

RM Omela

Nouveau groupe dans le territoire de Shabunda. Premier incident début décembre 2018 à Lumpumpu. 

RM Puchi

Actif à Katchungu, dans le nord du territoire de Shabunda mi juillet 

Raia Mutomboki Safari

Ce groupe, dirigé par Wasubita Safari est basé autour de Kalonge, dans le sud du territoire de Kalehe.

RM Safari Ngorongo

RM Shabani

Basée depuis 2017 dans la chefferie orientale de Buloho (territoire de Kalehe), cette faction du Raia Mutomboki a absorbé en 2020 les combattants de Mweeke, un ancien commandant du Raia Mutomboki, et les combattants de Nshokano, un ancien commandant du groupe nommé Chance.

Raia Mutomboki Shebitembe

Ce groupe est basé dans le groupement de Waloa-Uroba, près de Ntoto. Il recrute parmi la communauté Rega locale et est dirigé par Shebitembe. 

Raia Mutomboki Shemakingi

Ce groupe est basé dans le groupement de Waloa-Uroba, près de Ntoto. Il recrute parmi la communauté Rega locale et est dirigé par Shemakingi. 

RM Shukuru

Ce groupe, apparu vers 2013 autour de la ville de Hombo, à la frontière entre le Nord- et le Sud-Kivu, est dirigé par Shukuru Kawaya. Kawaya vise actuellement à former une coalition plus large avec Hamakombo et Butachibera, et les trois factions auraient envoyé des combattants pour soutenir les opérations de Yakutumba en territoire de Fizi. Kawaya entretient des rapports conflictuels avec les Maï-Maï Kifuafua.

RM Soleil

Le Raia Mutomboki de feu Cisayura est maintenant dirigé par un certain Soleil et basé à Kalehe, dans le parc national de Kahuzi-Biega. Il a été en conflit avec le groupe de Lance Muteya.

RM Vunja Vikwazo

Un nouveau groupe né en mai 2017 mais dont les motivations et la force ne sont pas encore connues. Il est basé à Ngolombe dans le territoire de Shabunda

RM Walike

Son of the late Makombo, Walike has long worked with Mabala Wemba Mese and his father. In 2017, he surrendered to the FARDC but then quickly returned to the forest. 

RM Wemba

Cette faction est basée dans le parc national Kahuzi-Biega, au nord de Isezya en territoire de Shabunda. Il aurait récemment rejoint la nouvelle coalition FPP.

RUD-Urunana

Le RUD-Urunana est une faction dissidente des FDLR-FOCA qui est apparue en 2007 à la suite d’une querelle de leadership, prétendument pour la distribution de fonds. Avec quelques centaines de combattants, Jean-Damascène Ndibabaje, alias Musare, a fait défection pour créer le RUD-Urunana, qui est depuis actif dans les parties nord des chefferies Bwisha et Bwito, dans le territoire de Rutshuru.

Bien que l’influence militaire du RUD ait progressivement diminué ces dernières années, le groupe aurait collaboré avec différents groupes armés, dont les FDLR-FOCA et les milices congolaises Hutu, dont plusieurs opérant sous l’étiquette Nyatura, lors d’opérations militaires conjointes et d’attaques contre des civils. En février 2016, son chef, Musare, a été tué dans des circonstances mystérieuses. Selon des sources locales, son assassinat serait lié au clivage croissant entre les groupes armés dirigés par desHutu et ceux dirigés par desNande.

Le groupe existe toujours mais sa force est faible comparéeaux vasteszones dans lesquelles il opère. En 2019, le successeur de Musare, Jean-Michel Africa, a été tué lors d’un raid conjoint FARDC/RDF en réponse à l’incursion du RUD au Rwanda et à ses liens avec d’autres rébellions rwandaises telles que le RNC et le FLN.

RNL

Issu de l’ancien groupe Mai-Mai Vurondo et du groupe plus récent Corps du Christ, le RNL « Mille tours par seconde » est une faction Mai-Mai nouvellement établie, basée près de Butembo et alliée au groupe Kyandenga.

Le groupe armé Corps du Christ a été créé en 2016 au milieu d’une nouvelle vague de mobilisation armée autour de Butembo en réponse aux massacres en territoire Beni. Revendiquant le nom d’une secte chrétienne de longue date basée autour du Mont Carmel, ce groupe Mai-Mai s’est formé sous la direction de David Maranatha.

En octobre 2016, son groupe a débarqué à Butembo, où il a exigé que des véhicules les emmènent à Beni pour défendre la population contre les massacres. Le groupe a attiré l’attention de plusieurs commandants Mai-Mai qui ont ensuite rejoint le mouvement, dont Baraka Lolwako Mumbere, fils du leader historique Mai-Mai Lolwako Pokopoko.

Le Corps du Christ a affronté les FARDC à plusieurs reprises, notamment à Butembo en décembre 2016. En janvier 2017, Kakolele Bwambale – un ancien leader du RCD-K/ML de Mbusa et commandant de l’armée sous sanctions de l’ONU – s’est déclaré chef du groupe sur la Voix de l’Amerique. À la mi-2017, le Corps du Christ a été repoussé dans des régions reculées des chefferies Bashu et Rwenzori.

RED-Tabara

Ce groupe, initialement connu sous le nom de FRONABU-Tabara, a été le premier groupe burundais à établir une base arrière dans l’est du Congo après la réélection du président burundais Nkurunziza en 2015. Liées à l’aile militante du parti d’opposition Mouvement pour la solidarité et la démocratie (MSD) d’Alexis Sinduhije, diverses recrues de RED-Tabara ont bénéficié d’un entraînement militaire au Rwanda avant de traverser vers la plaine de la Ruzizi. En raison de la surveillance internationale accrue sur leur recrutement et leur formation au Rwanda, ainsi que de leur implication dans les conflits de la plaine de la Ruzizi, les RED-Tabara ont été affaiblis. Néanmoins, leur présence a incité l’armée burundaise à recruter des milices congolaises pour les combattre. Les RED-Tabara ont pu lancer plusieurs opérations au Burundi depuis 2015, notamment à Cibitoke et Gatumba en 2018 ainsi qu’à Kibira en 2019.

RNC/ Kayumba Nyamwasa

Cette rébellion étrangère datant de 2008 s’est installé en RDC en 2017. Il est allié aux Gumino avec qui il évolue dans les mêmes zones.

Twigwaneho

Les Twigwaneho sont une milice banyamulenge hautement décentralisée. Il s’agit d’un mouvement d’autodéfense banyamulenge qui est apparu récemment dans les hauts plateaux des territoires de Fizi et de Mwenga.

Il opère principalement autour de Bijombo et a maintenu des liens avec les Gumino, milice plus organisée. Depuis 2020, le groupe a commencé à fusionner avec la rébellion AFP Gutabara de Makanika.

Contrairement aux Gumino, les Twigwaneho ne portent pas constamment d’armes. Ils opèrent principalement autour de Bijombo et de Minembwe.

Mai-Mai UPLC

L’Union des patriotes pour la libération du Congo (ULPC), fondée par les vétérans rebelles Katembo Kilalo et Mambari Bini Pélé (alias Saperita), est un groupe Mai-Mai situé du territoire de Beni. Kilalo est un ancien combattant et guérisseur des groupes armés de Lafontaine et Paul Sadala, tandis que Saperita a été membre de milices locales ainsi qu’officier des FARDC. Depuis sa création en 2016, sous l’influence de Kakolele, le groupe a forgé des coalitions de courte durée avec les factions Mazembe dans le territoire de Lubero et prétend défendre les Nande contre les attaques de l’ADF.

A sa création, il était composé des Mai-Mai Kilalo (Kilalo, Mayani, Kyandenga), qui ont organisé l’attaque de l’aéroport de Goma en juillet 2015 ; du FAP, que Liso Jean-Marie avait créé à Oicha après avoir été formé avec Lafontaine, Corps de Christ, et de l’OAPB de Uhuru, à quiKilalo avait demandé de rester déployé à Oicha, et d’autres. Le MNR de John Mahangaiko Apipawe et Olivier Balembi, fonctionne comme une cellule de communication de l’UPLC, Kilalo est le médecin clé du groupe ; Saperita et Mayani sont les instructeurs militaires.

En décembre 2016, l’ULPC a attaqué la MONUSCO à Butembo et a tué un militaire onusien. En 2017, l’UPLC aurait participé à des attaques autour de la ville de Beni, probablement avec d’autres groupes Mai-Mai. Un groupe appelé Mouvement national des révolutionnaires(MNR) a revendiqué la responsabilité des attaques autour de Beni en mi-2017, mais ce nom semble avoir été propagé uniquement sur les médias sociaux et n’est reconnu ni par l’ULPC ni par d’autres groupes Mai-Mai.

L’UPLC est désormais basée à Kalunguta (route Beni-Butembo), après avoir été basée à Kipese depuis 2016. Depuis 2018, plusieurs commandants ont fait défection, dont les actuels chefs de groupes armés Jean-Baptiste Kyandenga, Matabishi Prof, Saperita Kitelemire (qui a quitté le groupe en 2019 pour revenir en 2020), Mille Tours et Drago. Certains d’entre eux sont restés de prochesalliés. Depuis 2019, le noyau du groupe UPLC est dirigé par Kakule Liso (coordinateur) et Kambale Mayani (commandant) qui est en train de rejoindre l’armée mais continue à recruter. Vers la fin de l’année 2020, Liso a été expulsé du groupe et puis lynché quelques mois plus tard.

Mai-Mai Simba UPLD

Depuis l’indépendance en 1960, le terme « Mai-Mai Simba » est utilisé pour désigner les groupes armés nationalistes. Divers groupes armés, liés par une vague réminiscence de l’idéologie des Mai-Mai mulelistes qui ont défié le gouvernement central dans les années 1960, revendiquent aujourd’hui cette dénomination.

En 2017, au moins trois groupes géographiquement discernables utilisaient l’étiquette « Simba » : dans le territoire de Bafwasende, province de Tshopo, dirigé par les successeurs de Paul Sadala (alias « Morgan »), qui sont connus sous les noms de Manu et Mangalibi ; dans le territoire de Walikale, province du Nord-Kivu, dirigé par Luc Yabili ; et dans le Maniema, dirigé par le général Mando Mazeri (les « Forces Divines Simba »).

Alors que le groupe de Morgan est devenu tristement célèbre pour le braconnage et le meurtre d’okapis, Mando est l’un des rares chefs de milice actifs au Congo ayant des liens directs avec la mobilisation des Simba dans les années 1960.

L’aile de l’UPLD a été créée par le général Michigan dans la région de Tshopo afin de combattre l’ICCN dans la Maiko et à Epulu. Après la mort de Simba, Luc Yabili a pris la relève et le groupe a commencé à opérer à Bapere, en territoire de Lubero et Walikale également.

UPDC Kapasi

Anciennement dirigé par un commandant appelé Birikoriko, l’UPDC du commandant Kapasi est un groupe Mai-Mai recrutant principalement dans la communauté Tembo et basé dans la région de Nyamaboko, dans le sud du Masisi.

CODECO-URDPC

L’URDPC est le plus grand groupe armé issu de la fragmentation de la milice CODECO suite à l’assassinat de l’ancien dirigeant Justin Ngudjolo en mars 2020 par les FARDC. Au cours de cette période, la CODECO s’est scindée en plusieurs milices en raison de discordes internes et de l’ambition stratégique d’évoluer en nouvelles formations, d’échapper aux responsabilités de commandement et aux questions de redevabilité, mais aussi de se positionner afin de négocier avec le gouvernement congolais. Ses commandants principaux sont Songa Mbele, Désiré Londroma et Bassa Zukpa.

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