5 mars 2021

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Les derniers jours de Dephin KAHIMBI

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Le général Delphin Kahimbi, chef d’état-major adjoint des FARDC qui fut à la tête des renseignements militaires du pays est mort et son corps a été amené à l’hôpital du Cinquantenaire. Il avait été suspendu de ses fonctions le 27 février par Felix Tshisekedi Tshilombo après les pressions américaines exercées sur lui par l’envoyé spécial Peter Pharm.

Politique Intérieure – La Bataille Pour le Vrai Pouvoir

Natif de Kalehe à l’Est de la RD Congo dans le grand Kivu et chef de Kadogo qui avait marché sur Kinshasa pour renverser le maréchal Mobutu Sese Seko, il devint l’homme à tout faire de Joseph Kabila au point de monter les échelons jusqu’à devenir le command de la DEMIAP (l’ancien SARM) et enfin Chef d’État-major Adjoint.

Comme le dit une expression africaine, là où se battent deux éléphants, ce sont les herbes qui meurent. Disons tout de suite que la mort du General Delphin Kahimbi n’est pas une mort naturelle, mais plutôt un assassinat.

En effet, après sa suspension, le général Delphin Kahimbi avait été entendu par le Conseil National de Sécurité. Une nouvelle « institution » calquée au modèle américain et qui reporte au Conseiller Spécial du Président, François Beya.

Dans la CNS, il y a des partisans de Felix Tshisekedi et les partisans de Joseph Kabila. Pendant son audition à la CNS, il commençait à paniquer au point de livrer ce qu’il ne devrait pas dire. Visiblement, il en savait trop sur Joseph Kabila, une menace présente, réelle et immédiate. À titre d’exemple, congovox avait décrié le projet de Joseph Kabila et son jeune frère Zoe Kabila pour créer une zone tempo, sorte « État dans l’État », hors contrôle du gouvernement central de Kinshasa, que Kabila utilisera pour ses affaires y compris le passage des armes.

C’est sur le dossier des achats des armes qui passaient par le Tanganyika que le Général Delphin Kahimbi était en train d’être auditionné.

Le Général Kahimbi reçut chez lui hier plusieurs visites à la maison et au soir, celle du général John Numbi , inspecteur général des forces armées, sous sanctions internationales. À l’instar de Joseph Kabila, il est également dans la ligne de mire de beaucoup d’organisations internationales. À la grande surprise, sa mort fut annoncée ce matin.

D’après notre source, il commençait à se plaindre qu’il se sentait mal. À moins que la pauvre dame soit également sous pression, elle ne pourra pas nous contredire que le General John Numbi avait bel et bien visite en privée son mari qui était bien portant.

Ainsi, le même style d’élimination avec arrêt cardiaque qui avait tué le général Bahuma en Ouganda, le musicien Kizito au Rwanda, le conseiller Gilbert Mundela en Ouganda a été une fois de plus utilisé. Tout comme dernièrement au Rwanda avec la mort du célèbre musicien Rwandais Kizito, on brouille les pistes en disant que la victime s’est suicidée.

De l’autre cote l’alliance FCC-CACH, Felix Tshisekedi Tshilombo est sous une forte pression américaine à ne pas sous-estimer. Il avait été endossé par les États-Unis moyennant quelques conditions. Hélas, les bandages qu’il appliquait jusque-là à la demande américaine de se séparer de Joseph Kabila ne marchent plus.

Refusant de suivre les conseils de son conseiller (et cousin) Gilbert Mundela — un très grand opérateur politique, qui avait lutté auprès d’Étienne Tshisekedi pendant plus de 30 ans à Washington DC, sacrifiant même son mariage pour la RD Congo — sur un dossier très chaud de Joseph Kabila, l’envoyé spécial des États-Unis était descendu lui-même sur le terrain.

Cette mort s’inscrit dans la menace sublime que Joseph Kabila envoie à Felix Tshisekedi Tshilombo et tous ses lieutenants que celui qui s’aventurera à le livrer connaitra le même sort.

CONGOVOX/NOTABILITECD

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