28 février 2021

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Portrait: Me Alain Ntambuka, modèle d’un jeune politicien à suivre

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Cadre influent de la jeunesse du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie, PPRD en sigle, Me Alain Ntambuka voit au jour le jour son accession politique prendre des allures rassurantes et prometteuses pour son avenir. Son secret? Personne ne le sait à part lui-même.

Très jeune, cet ancien étudiant à la faculté de Droit à l’université catholique de Bukavu UCB en sigle fait son entrée en politique depuis l’avènement du PPRD en province, sous le leadership de Vital Kamerhe alors secrétaire général dudit parti. Combattant et militant de première heure, l’homme en question se forge une idéologie politique basée la défense des valeurs _positives dont il essaie d’en faire son cheval de bataille pour restaurer un Etat de droit en république démocratique du Congo.

Grâce à son engagement dont il fait montre au sein de son parti, il s’est vite attiré la sympathie de sa hiérarchie qui lui fait confiance et le nomme président fédéral de la ligue de jeunes du parti en province. Le ” muntu “ pour dire “l’homme”, comme l’appellent affectueusement ses camarades participe alors rapidement à la cimentation de son parti au au sud. Son ouverture d’esprit vis-à-vis de ses amis et connaissances séduit plusieurs milliers de jeunes bukavutines qui adhèrent massivement au sein du parti cher à au président honoraire et sénateur à vie, l’honorable Joseph Kabila Kabange.

Constat et loyal, c’est toujours Ntambuka malgré la crise

Entre 2009 et 2010 plusieurs défections sont enregistrées au sein dudit parti à cause du divorce consommé entre l’ancien secrétaire général l’honorable vital kamerhe et le président Kabila. Me Alain Ntambuka affiche un comportement serein et constant, contre vents et marrés et décide de rester fidèle et loyal au camp Kabila en dépit des nombreuses sollicitations dont il fait l’objet de la part des partisans de Kamerhe. Du coup sa loyauté paie cash : il est alors nommé chef du protocole d’État au gouvernorat de province par l’ancien gouverneur Louis Leonce Muderhwa Cirimwami avec qui il entretient de bonnes collaborations jusqu’à ce qu’ils se séparent d’avec lui, à l’arrivée de l’honorable Marcellin Cishambo à la tête du sud-Kivu. Il sera alors reconduit à ce poste grâce à son abnégation.

Ferme dans ses convictions malgré son appartenance politique

Avec l’avènement de chishambo, la province se reconstruit. Alain Ntambuka aux côtés de l’homme qui a été surnommé ” cubaka ” pour dire le “bâtisseur” peaufine des stratégies pour aider son sud-Kivu natal à sortir du gouffre.

Quelques années plus tard une crise naquit au sein du parti. La popularité de chishambo baisse et c’est la descente aux enfers de l’autorité provinciale accusé de mauvaise gestion par ses adversaires politiques et une frange de la société civile. Cette situation va non seulement ternir l’image du PPRD mais aussi révolter plusieurs cadres dudit parti dont Ntambuka à la première ligne de front. Un bras de faire est alors engagé entre lui et son patron. Ce dernier le suspend d’une manière indéterminée de son poste de chef du protocole d’Etat, c’est alors que le conflit devient ouvert. Me Alain Ntambuka crée un courant au sein même de son parti ” les wazendos ” qui signifient” les patriotes “. Ces derniers s’affichent comme les gardiens et les protecteurs du temple. Ils réclament le départ de chishambo l’accusant de mauvaise gestion de la province et de manque de leadership pour conserver la place de ‘leader’ dans un espace politique aussi concurrentiel conquis majoritairement par l’opposition qui ne cesse de monter des enchères.

Quelques mois plus tard, le chef de file de Wazalendos Me Alain Ntambuka se voit récompenser par sa hiérarchie et il est nommé “secrétaire exécutif fédéral du parti”. Il est chargé alors de redorer limage du parti au sud sud Kivu. Furieux, le gouverneur chishambo l’empêche de siéger et de jouir pleinement de ses nouvelles fonctions.

Plus tard les Wazelendos parviennent finalement à faire tomber le grand et géant baobab chishambo dont tout le monde redoutait au sein de leur parti pour ses entrées faciles à la présidence de la république et pour ses liens solides tissés avec le président Kabila lorsqu’ il fût son premier conseiller politique principal.

C’est ainsi qu’avec l’arrivée du gouverneur Claude Nyamugabo suivi de Théo Ngwabije, Alain Ntambuka sera nommé directeur provincial adjoint de la direction provinciale de mobilisation et d’encadrement des recettes DPMER en sigle, fonction qu’il occupe jusqu’à ce jour.

Infatigable et ambitieux, c’est Ntambuka

Candidat malheureux aux élections législatives provinciales de 2018, mais avec un score qui n’est pas le moindre, Me Ntambuka ambitionne et rêve grand. Son souci? Exercer un jour avec allégeance les fonctions d’un parlementaire vacciné et formé politiquement à l’ école des technocrates. Objectif, redonner l’espoir perdu à la population du Sud-Kivu dont la plupart de ses élus déçoivent une fois élus.

Marié et père de famille, ce jeune politicien qui n’a encore qu’une trentaine d’âge a avenir prometteur au vu de son parcours élogieux et éloquent. En lui repose l’espoir de la jeunesse et la fierté du Sud-Kivu, selon une certaine opinion.

Landry Bigabwa, Redaf

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