22 janvier 2021

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Procès 100 jours : le probable lien entre la société SAMIBO et le Hezbollah serait le nœud du problème. L’occident sur les traces de Kabila

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La République Démocratique du Congo est visiblement un patrimoine commun de la fameuse communauté internationale. Ce pays continent au cœur de l’Afrique est autant le plus grand commun diviseur de l’Orient et l’Occident. Les citoyens congolais subissent alors les conséquences des mésententes entre le bloc de l’Est et celui de l’Ouest. Mais jusqu’à quand ?

Tout commence au lendemain du 16 janvier 2001 à la mort de Mzee Laurent Désiré KABILA. Américains et Européens ne veulent plus prendre le risque de porter à la tête de la RDC un homme qui comprend mieux la politique capitaliste de pillage systématique des minerais congolais et de l’appauvrissement de la population. Ils venaient fraichement de faire assassiner Laurent Désiré KABILA et il fallait créer un auteur qui porterait cette croix.
Piégé, le jeune Général Joseph KABILA est imposé aux congolais comme successeur légitime de Mzee. Tout se passe comme une lettre à la poste. Personne ne pose des questions et personne ne veut comprendre. Là, la grande préoccupation de la majorité des politiciens congolais se limite au partage des postes.

Arrivé à la présidence, Joseph KABILA accepte tout et ne demande des explications à rien. Entre-temps, américains et européens pillent et saignent la terre congolaise de ses richesses naturelles. Ils arment et financent des rébellions et groupes armées nationaux et étrangers sous l’oreille et l’œil inexpressifs de Joseph KABILA. Le jeune président de la République est entouré des personnes qui n’ont aucun projet autre que s’enrichir d’une part, et couvrir chacun ses bêtises d’hier d’autre part. L’occident a bien joué le jeu mais finira par se faire prendre. Cette cohabitation entre le régime de l’ancien Général et les occidentaux continua ainsi jusque vers la fin de son premier mandat issu des élections du 30 juillet 2006.

Après les élections du 28 novembre 2011, l’homme a commencé à comprendre le jeu. Il a reçu des enseignements sur la politique, l’administration, la criminologie, le droit et les relations internationales. Il comprend désormais ce que signifie démocratie pour les impérialistes, il connaît ce que désignent les notions comme droits de l’homme, constitution, libertés, … Le président Joseph KABILA comprend tout le contour de la mort de Mzee et apprend que c’est lui l’auteur désigné, l’agneau qui doit ôter le péché de l’occident. Il sait qu’il est à son dernier mandat et ceux qui l’ont porté au pouvoir pourront bêtement le crucifier. Il sait aussi que son entourage des vautours ne lui apportera aucun soutien sérieux. Il faut être conséquent et se chercher d’autres alliés.

Joseph KABILA a déjà l’argent, beaucoup d’argent d’ailleurs. Il a l’armée et quelques millions des congolais qui lui sont fidèles. Pas question de laisser les occidentaux l’humilier. Il se tourne vers la Russie, la Chine et peut-être la Corée du Nord. Il disparait alors complètement des radars américains et européens.
Pour l’Occident, cet homme a des milliards de dollars. Il faut se rassurer que cet argent n’alimente pas le terrorisme – les occidentaux appellent terroriste qui ils veulent -. Joseph KABILA se livre alors à un bras de fer ouvert avec ses parrains d’hier.

Plusieurs fois, les américains annonçaient redouter des attaques terroristes contre leurs installations à Kinshasa allant même jusqu’à fermer leur ambassade pendant quelques jours en novembre 2018.
Au lendemain des élections du 30 décembre 2018, les États-Unis, après avoir presque contesté les résultats, finissent par reconnaître Félix TSHISEKEDI et se rapprochent de lui de plus en plus. Ils ont un objectif : fragiliser Joseph KABILA, leur bête noire, afin de l’arrêter. Ils ont toute la documentation, tous les renseignements sur tout ce dont ils l’accusent. Vraies ou fausses, leurs accusations passeront comme vérité parce qu’ils ont tout, les médias (occidentaux), des ONG locales et internationales actives en RDC qui leur serviront d’outils de propagande.

Quand s’ouvre le dossier dit des 100 jours, tout le monde voit un individu : Vital KAMERHE. Mais en réalité le procès qui s’annonçait était une véritable bataille des géants. Pendant que l’Occident se cache derrière Félix TSHISEKEDI, celui-ci se cache derrière Vital KAMERHE. Mais la grande cible c’est Joseph KABILA et Vital KAMERHE n’est qu’un fusible. Pourtant, ce dont la majorité des congolais ne se rend pas compte, c’est que le patron de la société SAMIBO, le libanais Sammy JAMMAL
est une vedette dans ce procès.

Pendant les audiences, le débat sur les détournements ne s’invite pas. La roue semble beaucoup plus tourner autour des questions comme :

  • Comment êtes-vous parvenu à sélectionner la société SAMIBO ?
  • Quel montant avez-vous reçu ?
  • Comment êtes-vous parvenu à obtenir les maisons préfabriquées sans effectuer des paiements à votre fournisseur ?
  • À qui appartiennent ces comptes (supplémentaires) dans lesquels d’autres virements (transactions) avaient été effectués ?
  • Pourquoi et par quel mécanisme nos millions avaient été décaissés avant la signature du contrat ?

Et les observateurs curieux comprennent que le problème est ailleurs. Les opérations du businessman libanais semblent faire l’objet de plus d’attention.

Au Liban, il existe un groupe militaire appelé HEZBOLLAH (Hezbollah libanais). Ce groupe armé placé sur la liste des organisations terroristes par les États-Unis est militairement et financièrement soutenu par l’Iran. Rappelons que le pays de l’Ayatollah Khamenei entretient des relations très tendues avec le pays d’Abraham Lincoln. Les États-Unis seraient sur de bonnes pistes qui révèlent des liens entre la Société SAMIBO et le Hezbollah libanais. L’information la plus précieuse recherchée avec le procès des 100 jours, c’est celle de savoir qui avait recommandé la société SAMIBO au gouvernement congolais pour ce marché dans lequel des millions avaient été donnés presque gratuitement. Au finish, selon les informations dont disposeraient les impérialistes, c’est Joseph KABILA qui serait à la base de ce contrat qui profiterait beaucoup plus au Hezbollah libanais.

Ainsi, si l’ancien président de la République peut être reconnu comme financier indirect du terrorisme, ce à quoi veulent aboutir les américains et si leur démarches aboutissent, les impérialistes occidentaux auront toutes les bonnes raisons de le traquer au même titre que Ben Laden, Saddam Hussein, etc. Mais la réussite de ce plan ne sera pas aussi facile qu’on peut s’y attendre parce que Joseph KABILA mettra tout en œuvre pour faire sauter ce processus et mettre ses ennemis en déroute. Joseph KABILA est un homme d’esprit grand. C’est sûr qu’il ne se laissera pas faire et ne permettra pas au régime de Tshisekedi de le trainer dans la boue. Il a cédé son fauteuil, il ne cèdera pas sa dignité.

Un autre élément qui est anormal dans cette démarche des occidentaux, c’est que ces impérialistes oublient qu’ils ont créé les groupe État islamique en Iraq, ils financent et arment Boko Haram au Sahel, ils sont derrière les ADF et autres groupes criminels opérant sur le sol congolais ; mais pensent que les africains resteront éternellement naïfs.

Le procès dit des 100 jours n’est pas seulement politique. C’est un procès des enjeux internationaux qui dépassent même la simple politique des margoulins du pays de Lumumba.

Ir Delphin MURHABAZI/Analyste – +243 85 49 23 400

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