12 avril 2021

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RDC : Félix Tshisekedi met fin à la coalition avec Joseph Kabila

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Le président congolais a annoncé la nomination d’un « informateur » chargé d’identifier une nouvelle majorité afin de mettre fin aux blocages entre sa coalition et celle de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Fin du suspense. Félix Tshisekedi a livré ce dimanche 6 décembre un discours très attendu dans lequel il a dévoilé les conclusions des consultations politiques qu’il a menées avec l’objectif de sortir de la crise politique provoquée par les tensions qui l’opposent depuis près de deux ans à son partenaire de coalition, le Front commun pour le Congo (FCC) de Joseph Kabila.

« Rejet de la coalition »

Après une longue énumération des points de convergence qui ont émergé au cours de ces trois semaines de consultations, qui se sont déroulées du 2-25 novembre, qu’il s’agisse de la lutte contre l’impunité, l’insécurité et la corruption, de la nécessité de réformes électorales ou encore de la perspective d’un recensement national, Félix Tshisekedi a dressé le constat d’échec de la coalition au pouvoir.

« Ces consultations ont également mis en évidence le rejet de la coalition », a-t-il relevé. « Le gouvernement de coalition FCC-Cach (Cap pour le changement, la coalition de Tshisekedi, ndlr)  n’a pas permis de mettre en œuvre le programme pour lequel vous m’avez porté à la magistrature suprême ».

Pour remédier à ces blocages, Tshisekedi, qui a expliqué ne pas souhaiter se « résoudre au statu quo », a annoncé la nomination d’un « informateur », chargé d’identifier une nouvelle majorité qui sera plus favorable au président congolais. Cette option, inscrite dans la Constitution, n’avait pas été utilisée au début de son mandat, en janvier 2019.

Katumbi et Bemba évoqués

Pour occuper ce poste, plusieurs noms sont évoqués dans l’entourage de Félix Tshisekedi, dont ceux des opposants Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba. Deux options jugées « très crédibles » par un proche conseiller du chef de l’État, qui s’est confié à Jeune Afrique. Deux autres personnalités sont également citées : le sénateur FCC Modeste Bahati Lukwebo et le premier vice-président du Sénat Samy Badibanga.

En optant pour la nomination d’un informateur, Tshisekedi mise donc sur la constitution d’une nouvelle majorité qui ne pourra se constituer qu’avec le ralliement de forces politiques de tous les bords, afin d’étoffer le petit contingent d’une cinquantaine de députés – sur les 500 que compte l’Assemblée nationale – dont il dispose actuellement à travers sa coalition Cach.

Deux des quatre leaders de la coalition d’opposition Lamuka, Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba, ont accepté de participer aux consultations, laissant ainsi la porte ouverte à un éventuel ralliement au camp présidentiel. À eux deux, ces deux poids lourds de la politique congolaise réunissent près d’une centaine de députés.

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JEUNE AFRIQUE/NOTABILITECD

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