15 janvier 2021

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RDC: Les agents de l’OGEFREM scellent leurs bureaux à travers le pays pour protester contre la détention de leur Directeur général

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Les bureaux de l’Office de la gestion de fret multimodal (OGEFREM) ne pourront pas ouvrir ce mardi 15 septembre à travers le pays. A Kinshasa, à Lubumbashi et un peu partout, des agents ont scellé leurs installations pour protester contre l’arrestation de leur directeur général, Patient Sayiba. Ce dernier est toujours détenu ce matin au Parquet général de Kinshasa – Gombe.

LES AGENTS DE L’OGEFREM SCELLENT LEURS BUREAUX POUR PROTESTER CONTRE LA DÉTENTION DE LEUR DIRECTEUR GÉNÉRAL PATIENT SAYIBA. ILS EXIGENT SA LIBÉRATION AVANT DE REPRENDRE LE SERVICE. #RDC PIC.TWITTER.COM/ILGXRSUE3N— Litsani Choukran (@LitsaniChoukran) September 15, 2020

L’entrée principale de l’Ogefrem rue TSK au centre-ville de Kinshasa est fermée. La quasi-totalité des agents campent devant et apprêtent des pancartes qui vont être affichées. « Il y a maintenant de la politique pour nuire les sociétés publiques. Les hommes politiques ont déplacé leurs conflits sur nous et nous n’allons pas nous laisser faire », dit un agent. Ils revendiquent la libération de Patient Sayiba, considérant son arrestation comme injuste et politisée.  Autour de ces agents, l’Intersyndical a tenu une mise au point, réitérant son soutien à Patient Sayiba.

« C’est un acharnement politique. Il n’y a rien de juridique dans cette affaire. Nous restons mobilisés derrière le Directeur général Patient Sayiba et appelons les autorités à intervenir pour que cesse cet acharnement », explique le responsable de l’intersyndicale.

Il faut dire que l’arrestation du Directeur général de l’Ogefrem intervient quelques jours seulement après qu’il ait effectué des nouvelles mises en place au sein de cette société publique. Selon plusieurs cadres, un groupe d’une dizaine de personnes écartées contestent leur éviction, au point d’instiguer l’affaire au niveau du Conseil des ministres, qui a vu le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, décider de suspendre, la semaine dernière, les mesures prises par Patient Sayiba.

 « Ces personnes ne cessent jour et nuit, de non seulement combattre l’équipe en place à l’OGEFREM, mais aussi, elles cherchent à déstabiliser le bon fonctionnement de notre Office. Le DG Sayiba paye régulièrement les cadres et agents, il a amélioré leurs conditions de travail, il a multiplié les recettes de l’entreprise et il rembourse les millions de dollars de dette que le DG Kikwa a laissé à l’entreprise », explique un cadre de l’OGEFREM qui a requis l’anonymat.

Le lundi 14 septembre, c’est pendant que l’Intersyndical de l’Ogefrem adressait un mémo au président Félix Tshisekedi, lui faisant savoir que les mises en place effectuées par Patient Sayiba étaient légales et que le Conseil des ministres devrait revenir sur sa décision de les suspendre, une étrange convocation contre le Directeur général de l’Ogefrem a fait surface, aboutissant à sa détention. Par ailleurs, selon des sources judiciaires, la détention de Patient Sayiba n’est, pour l’heure, pas définitive. « Tout ce que je peux vous dire est qu’il n’est pas Mapé [être placé sous mandat d’arrêt provisoire]. Il a été auditionné et l’audition va continuer encore aujourd’hui », explique cependant une source judiciaire.  

Comme à Kinshasa, les bureaux de l’OGEFREM à Lubumbashi et Kasumbalesa sont également scellés. Dans la capitale du Haut-Katanga, des agents ont affiché des messages de soutien à leur Directeur général, appelant à sa libération. « Les bureaux resteront fermés jusqu’à ce que le DG soit libéré » affirme un responsable local à notre correspondant sur place.

POLITICOCD/NOTABILITECD

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