24 janvier 2021

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Sud-Kivu : « les anciens chefs des divisions et gouverneurs impliqués dans la spoliation et vente des immeubles de l’Etat seront arrêtés » (ministre urbanisme et Habitat)

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Une équipe du ministère national de l’urbanisme et Habitat est dans la ville de Bukavu pour identifier toutes les maisons et concessions de l’Etat spoliées ou vendues de façon illégale.

Cette équipe va travailler avec le gouverneur de province Théo Ngwabidje afin de prendre des décisions idoines et arrêter les responsables de ces actes.

Le ministre national de l’Urbanisme et Habitat, Pius Muabilu qui l’a annoncé jeudi 5 mars 2020, fustige le fait que certains fonctionnaires ou agents de l’Etat ont été logés dans des maisons de l’Etat et se sont permis de morceler les parcelles sans autorisation.

Il promet d’agir pour punir les anciens chefs des divisions et anciennes autorités provinciales impliqués dans des cas de spoliation.

Le ministre Pius Muabilu dit également avoir ordonné l’arrestation d’une femme qui a spolié une maison de l’Etat sur avenue boulevard du lac prétextant avoir un arrêté de sa désaffectation.

« On vous loge dans une maison de l’Etat, vous la prenez et vous morcelez  la parcelle sans état d’âme. J’ai laissé les responsables de notre Ministère pour travailler avec le gouverneur, nous allons prendre des mesures radicales. On ne peut pas se plaire comment ça du vol, du ratée de la rapine, des immeubles de l’Etat et penser que l’on va rester impuni !!! Vous trouvez quelqu’un dans une maison de l’Etat, il commence à construire devant la maison, derrière, à gauche et à droite ; vous pensez que l’Etat peut vous laisser comme ça. Je ne jamais signé un arrêté de désaffectation et je ne le signerai jamais. Pour preuve, la femme qui a spolié la maison de l’Etat ici à Bukavu très récemment est arrêtée et j’ai demandé aux autorités judiciaires de la transférer à Kinshasa pour qu’on puisse démanteler tout ce réseau et le mettre hors d’état de nuire », a-t-il déclaré.

Il sied de rappeler qu’il y a moins d’une semaine, la société civile a dénoncé le fait que sur plus de 1000 maisons de l’Etat en province laissées par les autorités coloniales, seules 200 existent comme telles.

Certaines ont été vendues et d’autres spoliées par des tierces personnes.

Déogratias CUBAKA/RADIO MAENDELEO/NOTABILITECD

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