9 mars 2021

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TÉMOIGNAGE DE BAKAJIKA MUANA NKUBA N°1

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Chers frères et chers amis, nous sommes heureux de partager avec vous cet extrait du témoignage de Bakajika Muana Nkuba, un sorcier qui a été initié par un prêtre catholique, et qui a passé une bonne partie de sa vie au service de satan, avant d’être repêché par Jésus-Christ le Sauveur du monde. Ce témoignageest en cinq parties. Il confirme les enseignements sur le Combat Spirituel et le Discernement que nous avons déjà étudiés. Nous vous exhortons à lire ce témoignage, ainsi que ces deux enseignements, si vous ne les avez pas encore lus. Ils sont d’une très grande richesse. Vous les trouverez sur le site www.mcreveil.org.

Mes débuts dans la magie

Né le 22 Septembre 1959, dans une mission catholique à Mikalayi, au Kasaï Occidental (Zaïre), je suis le quatrième d’une famille de dix enfants, et je restai l’aîné des garçons après la mort de notre grand-frère. Dix ans plus tard, en 1969, je reçus mon baptême à la paroisse saint-bruno à Kananga, et je fus élevé dans la doctrine catholique avec un zèle ardent. Doux et pacifique, je commençai à servir la messe à l’église. Le curé de notre paroisse m’enrôla ainsi, avec les enfants de mon âge, dans un mouvement appelé “Les Croisés” dont l’objectif était la vénération de la croix et le sacrifice dévoué envers la paroisse et la communauté. Après les “Croisés”, je passai par les “Kiro” et les “Scouts”, et je finis par être un acolyte zélé pour le service de la messe. Tout le monde faisait mention de mon caractère pacifique pour me proposer de devenir prêtre.

A la mort de mon grand-frère, j’étais en 5primaire. Cet événement suscita en moi une révolte psychique, car tout l’espoir que ma famille avait mis en lui s’effondra. Je sentais grandir en moi de jour en jour un sentiment de vengeance, à cause de la mort de mon frère. A l’insu de mes parents, je me lançai dans la consultation des fétiches et de la magie pour gagner ma vie et découvrir l’auteur du meurtre de mon frère. Mais toutes mes démarches ne m’apportèrent aucune satisfaction. Alors, je consultai un devin, et parlai avec les morts et les esprits en me cachant dans les WC. Mais je ne découvris pas l’objet de mes recherches. J’ouvris par là une porte au diable qui me tendait un piège. J’y suis tombé, car le diable avait pu planter en moi l’une de ses semences: Les soucis.

Du moment où j’eus des contacts avec ce devin, je m’engageai dans de profondes méditations. Puisque j’avais commencé par le niveau élémentaire des conversations avec les esprits dans les WC., je m’engageai toujours plus loin dans les profondeurs de satan. Poussé par un désir effréné, je contactai, non loin de chez nous, un jeune homme nommé Ntumba Ducoup, qui invoquait la sirène. Il faisait de grands prodiges et des miracles, et fabriquait par ses techniques magiques des billets de banque, des montres-bracelets, des bijoux de toutes sortes, dont il se servait pour la protection, l’amour, les affaires et bien d’autres choses. Quoiqu’ayant vu et touché cela de mes mains, mon cœur ne fut pas apaisé. Je me sentais obligé de continuer mes recherches jusqu’à l’étanchéité de ma soif. Je me rendais chez lui tard la nuit, et personne ne me soupçonnait. Il y avait cependant des gens qui me remarquaient, mais tout le monde me défendait dans mon quartier, à cause de mon caractère réservé. Pendant tout le temps où j’invoquai la sirène, mon désir ne fut pas satisfait, et je ressentais toujours ce vide en moi. Les eaux stagnantes sont mangeuses d’homme, affirme un dicton.

Personne ne pouvait m’accuser de quoi que ce soit, car tout le monde témoignait en ma faveur. C’est pour cela que j’exhorte mes frères et sœurs dans le Seigneur à toujours juger par l’Esprit, et non par l’apparence (1Corinthiens 2:10-11). Pendant tout ce temps avec la sirène, je poussai toujours plus loin mes démarches. Je consultai de grands féticheurs renommés à Kananga, qui pouvaient faire tomber la foudre de manière surnaturelle, et accomplir divers prodiges. Ils me demandaient par exemple de me tenir sur une casserole en argile. La casserole ne se cassait pas sous mon poids, mais me faisait faire le tour de la maison. Toutefois, je ne sus pas qui avait tué mon grand-frère. Je me retirai de toutes ces choses lorsque je découvris qu’elles ne répondaient pas à ma question. Mais je continuais à chercher, ce qui m’entraînait toujours plus loin dans des profondeurs ténébreuses.

Le mandat du curé que nous avions connu expira et deux autres pères lui succédèrent. Je demeurais un acolyte assidu, et j’étais bien compris. Puis nous accueillîmes un autre curé. Il était d’origine italienne, et parenté à un prêtre catholique que nous avions eu quelques années auparavant. En outre, il était l’un des neveux du pape Paul VI. Il fut vite fasciné par mon caractère et s’intéressa tout à moi. Il aimait me faire chercher pour s’entretenir avec moi des problèmes de ma vie, de mes projets d’avenir, etc. C’était un homme grand de taille, hospitalier et bon. Mais derrière sa taille imposante se cachaient de très profonds mystères. Un dimanche, après la messe, il m’invita chez lui à partir de 19 heures. Je fus ravi de me voir invité par le père curé, et je mis tout en œuvre pour être ponctuel. Je savais que notre entretien allait porter sur les activités paroissiales. Mais les choses prirent une autre tournure.

Nous soupâmes ensemble ce soir-là. Puis il engagea la conversation en ces termes: “Parmi tous les jeunes de ton âge servant à la paroisse, je t’aime beaucoup. C’est la raison pour laquelle je t’ai appelé pour te parler de choses importantes, en vue d’orienter ta vie. Mais je me suis aperçu que ta vie était en danger, et c’est ce qui m’a poussé à t’appeler pour te prévenir. Ton grand frère a été tué par neuf personnes de ta famille, tous sorciers, et à présent ils s’acharnent contre toi. Je veux en conséquence t’en préserver.” Il me cita leurs noms. Je fus convaincu de ses paroles, car certaines de ces neuf personnes vivaient dans d’autres régions du pays, et le curé ne les connaissait pas. Je dévisageai avec avidité la figure basanée du curé. Mon but était enfin atteint! J’étais heureux de découvrir ce que je cherchais, car je connaissais à présent les meurtriers de mon frère! Mais un nouveau problème se posait: J’étais en danger de mort. Comment me protéger? Telle fut la question que je posai au curé.

Après réflexion, il me répondit que la chose n’était pas grave, qu’il avait tous les moyens nécessaires pour me sauver, mais que c’était une question de discrétion. Je lui jurai fidélité et discrétion. Séance tenante, il me remit un petit carton de 10 cm sur 6 cm, dont le recto représentait un jeune garçon richement vêtu. Sous cette image figurait l’inscription: Prière à l’enfant jésus de prague. Au verso était imprimée une prière, en trois séquences. Je devais la réciter chaque matin à mon lever, et chaque soir à mon coucher, en formulant l’intention d’être protégé. Cela devait me garantir une sécurité tant spirituelle que physique. J’accordai une considération toute particulière au curé. Je voyais en lui un homme qui parlait avec Dieu. J’avais douze ans à l’époque où je fus introduit dans tous ces mystères, et j’étais élève de 6e année primaire.

Quelques jours plus tard, le curé m’indiqua que je pouvais utiliser cette prière pour mes études. À cet effet, je devais inscrire les noms de tous les élèves de ma classe sur une liste et attribuer à chacun la note de mon choix. En récitant la prière sur la liste ainsi établie, je fixais le classement des élèves. Lors de la proclamation des résultats, c’était comme si le maître lisait le papier que j’avais rédigé à l’avance. C’est ainsi que j’obtins toujours les places de mon choix. J’invite donc les parents chrétiens à beaucoup prier pour leurs enfants qui vont à l’école. Peut-être sont-ils intelligents, mais ne parviennent pas à obtenir de bonnes notes. Au lieu de vous en prendre à eux, priez plutôt pour eux, car vous ne savez pas à quelle puissance diabolique ils peuvent être soumis. Je me réjouissais beaucoup de cette merveilleuse découverte, que le curé appelait: La seule véritable forme de la magie. Lorsqu’il prononça le mot Magie, je désirai en savoir plus, car je croyais que c’était Dieu qui agissait ainsi en notre faveur. Il me dit simplement de le laisser faire, pour que je découvre le secret de la vie facile. Voici dans quels liens je me trouvai empêtré.

Je croyais que c’était Dieu qui donnait la seule véritable forme de la magie, que c’était Lui qui révélait les secrets, qui donnait la réussite dans toutes les entreprises humaines gratuitement, parce qu’Il aimait les fils des hommes. Je fus irrésistiblement entraîné à la mort sans même m’en rendre compte. Je voyais toute ma vie en rose, soutenue par Dieu, sans condition, ni frais, ni sacrifice… Mais c’était le voleur qui m’entraînait peu à peu hors de la bergerie. Il avait pour émissaire ce curé, qui affichait toutes les apparences de la piété. Le voleur s’est saisi de moi à l’occasion de la révélation des noms des sorciers de ma famille. Ce fait m’avait convaincu que la vérité se trouvait en ce curé, cet homme de Dieu, comme tout le monde le croyait. … La destruction intervient lorsque l’on signe un pacte avec le diable. Celui-ci imprime alors sa marque sur l’esprit de l’homme et prend le contrôle complet de sa nature. C’est à ce moment que l’on est voué à la destruction en Enfer, en toute conscience.

Mon maître connaissait mon souci, celui d’en savoir toujours plus. Il me dit donc un jour que nous devions passer du degré élémentaire au degré moyen. Ce jour-là, il me remit un gros livre intitulé “Traité méthodique de la Magie Pratique”. Ce fut une autre ouverture dans le monde occulte! Ce livre avait beaucoup de formules et de prières pour régler toutes sortes de problèmes de la vie, hypnotiser les gens, troubler la vision normale des choses chez l’homme, et faire certains petits miracles tels que, transformer le sable en sucre, les feuilles de papier en billets de banque, les morceaux de feuilles d’arbre en lames de rasoir, fabriquer des œufs et différentes autres choses.

Je fournissais de temps à autre des rasoirs à mon père, qui ne manquait pas d’être surpris en voyant des lames de rasoir toutes vertes, de la couleur des feuilles d’arbre utilisées. Toujours dans ce domaine, j’appris à invoquer divers types d’esprits qui habitaient sur les astres et les planètes. Sur la lune habitent des esprits dont le rôle est d’exciter à l’amour. Sur Jupiter, il y a des esprits de division, dont le rôle est de donner des maladies, de semer la haine et la discorde, ou de fournir des esprits guerriers pour défendre leur protégé. Les esprits qui habitent sur la planète Mercure ont pour tâche de provoquer la luxure, et d’exciter tout ce qui plaît à l’œil de l’homme. Les esprits du Soleil donnent aussi différentes maladies, notamment l’hydropisie, la migraine, etc.

Comment je fabriquais des billets de banque

Je me contentais de tout mettre en pratique pour prouver réellement que j’étais devenu un homme au-dessus de tous les autres. J’étais à cause de cela d’un orgueil malin très difficile à déceler. Je fabriquais des billets de banque à partir d’un papier duplicateur, que je découpais à la grandeur des billets voulus. Je couvrais ensuite le paquet d’un mouchoir blanc, allumais deux bougies rouges, et récitais une certaine prière. Au bout de cinq minutes, j’obtenais les billets de banque. Mais j’étais tenu de les dépenser avant le coucher du soleil, quel que soit le montant fabriqué au risque de tomber malade ou d’avoir un trouble mental momentané.

Comment je “faisais ma vie”

Puisque j’étais maintenant ouvert sur le monde, je devais “faire ma vie”, selon que le dit tous les jeunes de notre génération. Mais, pour moi, faire ma vie signifiait me lancer dans la débauche. J’utilisais d’autres prières pour séduire les filles. Après avoir exécuté quelques opérations magiques, il me suffisait d’écrire une lettre à la jeune fille de mon choix, quelles qu’aient été ses réticences antérieures, pour qu’elle cède à mes demandes. Car ma lettre était écrite après une invocation occulte. Par moment, j’invoquais aussi l’un des esprits de la lune, pour captiver l’esprit d’une jeune fille. Au bout d’un certain temps, sans même que je m’occupe d’elle, c’était la jeune fille qui se mettait à ma recherche. Car elle était manipulée par les esprits que j’avais invoqués sur elle, jusqu’à ce qu’elle tombe en mon pouvoir.

Comment je calmais les problèmes

Lorsque j’étais confronté à un problème grave, je récitais à minuit une autre prière, pour calmer les choses. Je voyais alors le problème diminuer, jusqu’à ce qu’il disparaisse complètement. Si c’était un problème devant les tribunaux, je procédais de la même manière et dès le lendemain, tous les juges, l’assistance et même les adversaires changeaient d’opinion en ma faveur.

Comment je provoquais des divisions et des divorces

Pour provoquer des divisions et des divorces, nous utilisions les esprits vivant sur la planète Jupiter. Lorsqu’ils étaient envoyés dans un foyer, ils provoquaient de la mésentente, et poussaient l’un des conjoints à s’entêter à outrance, jusqu’au divorce. De même, des amis intimes étaient poussés à se chamailler pour un rien et à se séparer.

Comment j’étais secouru dans les combats

Pour avoir de la force, j’invoquais des esprits vivant sur le Soleil. Au moment opportun, je pouvais envoyer 10.000 esprits de ce type pour combattre à ma place. Il me suffisait d’assister, les bras croisés, au spectacle. Mais, pour les spectateurs, c’était moi qui combattais. Ce même phénomène est utilisé par certains pour des matchs de boxe, de catch, de karaté, etc.

L’oraison de saint Charlemagne

Il est frappant de voir dans ce titre la mention saint. Nul n’ignore qui était Charlemagne. C’était un empereur, un homme de guerre, qui n’a servi Dieu en rien mais qui, aujourd’hui, est appelé saintTous ceux que le monde appelle saints ne sont en réalité que des démons! D’après la tradition, cette prière, gravée sur une pierre, aurait été trouvée par cet empereur dans la tombe de Jésus. C’est elle qui lui aurait donné la victoire sur tous ses adversaires. Nous utilisions cette prière pour lutter contre toutes les influences diaboliques, contre les fétiches, et elle nous rendait invulnérables. Lorsqu’une femme éprouvait les douleurs de l’enfantement, nous allions auprès d’elle, et récitions trois fois cette prière. Les douleurs se calmaient jusqu’à l’accouchement. Pour guérir un malade, nous disposions le texte de la prière au chevet de son lit, et il guérissait très rapidement.

Pour savoir si un malade allait mourir ou s’il se rétablirait, nous récitions la prière en tenant deux bouquets de fleurs. Puis, nous nous approchions de lui. S’il riait, c’était le signe qu’il allait mourir. S’il pleurait, cela signifiait qu’il se rétablirait. Une copie de cette prière était affichée dans le salon de la maison de mon père, pour protéger toute la maison et ses habitants contre tout sortilège. Il y a un événement qui est resté dans la mémoire de toute la famille. Un jour, un oncle paternel fit descendre la foudre sur notre maison, mais il n’y eut aucune victime. Nous attribuâmes notre survie à la protection venant de cette prière. Il faut savoir que dans notre ethnie certaines personnes sont capables de faire tomber une foudre artificielle, pour tuer des personnes ou détruire leurs biens.

Comment j’ai sauvé un ami

Au début de l’année 1972, j’avais un ami avec qui je partageais mes peines et mes joies, sauf le secret de mes pouvoirs occultes. Un jour, les esprits me dirent que cet ami était déjà ensorcelé, et que sa mort était arrêtée. Comme je l’aimais beaucoup, j’eus compassion de lui et je leur demandai s’il y avait un moyen de le sauver. Tout était possible d’après eux, mais il fallait pour cela lui faire vivre la scène de sa mort, avant qu’il soit sauvé. Il me fut demandé de sortir avec lui un samedi soir, pour rentrer un peu tardivement à la maison. Ce jour-là, sur le chemin du retour, nous devions traverser un petit vallon avant d’arriver chez nous. Alors que nous étions encore de l’autre côté de la colline, nous vîmes au loin des gens qui entouraient un cadavre et pleuraient.

Nous nous approchâmes, et vîmes que cet attroupement se situait dans le vallon, et non au village. Soudain, nous constatâmes que ce corps immobile était celui de mon ami, qui, pourtant, était vivant à mes côtés. Ayant vu cela, il fut saisi d’une grande frayeur et m’embrassa sous l’effet de l’émotion. Au même moment, nous vîmes, sur un arbre proche, un homme entièrement nu qui grimpait sur l’arbre avec son postérieur. Après un examen attentif, nous reconnûmes en lui le chef coutumier de notre village. Il vit que nous l’avions reconnu, et il ne voulut pas nous laisser aller. Il chercha à nous tuer par un démon qui nous attendait non loin de là. Etant en parfaite communication avec mes esprits, j’ai été du coup alerté du danger que nous courrions. Je leur ai demandé une protection immédiate. Nous avons alors vu un nain portant un très gros paquet sur la tête. Nous l’avons évité de justesse, car c’est lui qui était chargé d’une mission contre nous. Son paquet contenait les esprits de toutes les personnes qui avaient été tuées par les sorciers du village, et il était leur chef suprême.

Mon ami eut très peur de toutes ces choses, et il ne lui fut pas possible d’aller passer la nuit ailleurs. Je l’emmenai dans ma case. Je passai toute la nuit à parler avec les esprits pour connaître l’étape finale de sa délivrance. Pour cela, je devais faire appel à un cousin maternel pour lui demander de restituer la chair de mon ami, car c’est lui qui cuisinait la chair des victimes de la sorcellerie. Le lendemain matin était un dimanche. Avant d’aller à la messe de 9 heures, je fis appeler ce cousin pour m’entretenir avec lui, mais il refusa énergiquement de reconnaître la vérité. Les esprits me dirent de le laisser partir, et de le rappeler à 18 heures, pour lui donner l’ordre de s’exécuter. En effet, à partir de 18 heures, tous les sorciers sont en parfait contact avec leur monde spirituel.

Après cet entretien avec les démons, j’allai à l’église servir la messe. Le soir, à 18 heures, je convoquai encore mon cousin avec une autre détermination. Je repris l’entretien du matin, mais il niait toujours. Pour ne pas perdre plus de temps, j’ordonnai à son esprit de sorcellerie d’aller chercher la marmite où était préparée la chair de mon ami. Il partit pendant que mon cousin faisait semblant de dormir. Cet esprit dut voler la marmite, car il n’avait pas été autorisé à faire disparaître cette préparation. L’assemblée des sorciers se tenait à côté d’une carrière. Lorsque l’esprit revint avec la marmite, il fit tomber des gouttes de sauce tout le long de la route qui menait à la carrière. Lorsque le cousin fit semblant de sortir de son sommeil, nous vîmes devant nous une marmite pleine de viande. J’appelai les esprits, qui vinrent remettre la chair, quoique déjà préparée, à son propriétaire, c’est-à-dire mon ami. Puis ils emportèrent la marmite.

Quelques minutes plus tard, ils revinrent me dire que de la sauce était tombée sur la route, et que toute personne qui la piétinerait devait mourir. Me sentant responsable de la mort de tous ceux qui iraient à la carrière, je demandai s’il y avait un moyen d’intervenir. Ils me promirent de l’enlever de la route à 21 heures. À cette heure, il y eut une forte pluie. Pendant ce temps, les esprits travaillèrent à enlever cette sauce. Mais ils ôtèrent aussi toute la terre environnante qui, selon eux, était déjà empoisonnée. Leur travail causa de très profonds ravins, au point où la route est restée impraticable jusqu’à ce jour. Ceci explique les problèmes que nous avons chaque jour sur nos routes. On répare aujourd’hui, mais deux semaines plus tard il y a encore des trous. Ce sont des magiciens et des sorciers qui en sont la cause.

Que la grâce soit avec vous tous qui avez Jésus-Christ pour Maître!

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