13 avril 2021

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UA/RDC : Les discussions sur le Grand Barrage de la Renaissance se soldent par un échec

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La réunion interministérielle sur le Grand Barrage de la Renaissance (GERD) tenue durant deux jours à Kinshasa, capitale de la République Démocratique du Congo, s’est soldée par un échec. Ce mardi 06 avril 2021, la tripartite entre l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan a tiré les rideaux sans parvenir à trouver un accord.

C’est un échec diplomatique à mettre dans le bilan de Félix Tshisekedi à la tête de l’Union Africaine. Ses efforts pour réconcilier l’Égypte, l’Éthiopie et le Soudan opposés au sujet du barrage de la Renaissance construit sur l’affluent du Nil Bleu dans les hautes terres du Nord de l’Éthiopie d’où jaillissent 85% des eaux Nil n’ont pas porté les fruits escomptés.

Opposé à toute mise en eau unilatérale de ce barrage, le Soudan souhaite une médiation africaine appuyée par l’ONU, l’UE et les États-Unis d’Amérique. l’Égypte souhaite elle aussi un accord légalement contraignant notamment sur la gestion et le remplissage du réservoir. Des positions opposées à celle de l’Éthiopie.

Selon une source diplomatique, les divergences sont profondes et les négociations de Kinshasa auxquelles ont pris part des diplomates occidentaux en qualité d’observateurs n’ont pu rien changer.

Dotée d’une capacité de 74 milliards de mètres cubes d’eau et d’une hauteur de 145 mètres, le grand barrage de la renaissance est actuellement le plus grand barrage hydroélectrique en Afrique.

Pour Addis-Abeba, ce projet est indispensable à son développement économique. Ses voisins soudanais et égyptiens, deux pays, en aval, sont en désaccords. Le Soudan et l’Égypte mettent en avant la crainte que ce barrage ne restreigne leurs ressources hydriques. Ce, d’autant plus que l’Égypte dépend à plus de 90% du Nil pour ses besoins en eau.

Khartoum et Le Caire évoquent également leurs droits historiques alors qu’Addis-Abeba prône une égalité des droits pour tous les pays du bassin du Nil. Entamées depuis des années, les négociations entre les trois capitales n’avancent pas. La présence de leurs délégués à Kinshasa n’aura donc servi à rien.

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